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COVID-19 : des chercheurs testent les eaux usées et prévoient plus de cas à Saskatoon

Un homme au cheveux blanc tient un échantillon dans une fiole en verre brun.

John Giesy, est l'un des chercheurs travaillant sur le projet. Les autorités de la santé de la Saskatchewan ont dit que l'initiative leur permet d'adapter leur approche à la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / /Université de la Saskatchewan

Radio-Canada

Un nouvel outil développé par des chercheurs de l'Université de la Saskatchewan à Saskatoon prévoit une augmentation des cas d'infection à la COVID-19 en examinant les eaux usées de la ville.

En partenariat avec la ville de Saskatoon et les autorités de la santé de la Saskatchewan, les chercheurs testent des échantillons des eaux usées de la ville depuis juillet afin de détecter la présence du nouveau coronavirus.

Puisque les personnes infectées laissent des traces du virus dans leurs excréments, la proportion du virus circulant dans les eaux usées de la ville peut aider à déterminer combien de personnes dans la ville peuvent être infectées.

Cette approche pourrait prédire les tendances du nombre de cas avant d’obtenir les données des tests, reflétant la réalité concernant les personnes atteintes du virus, mais ne présentant pas de symptômes.

[Avec cette démarche], nous pensons que nous pouvons offrir aux autorités de la santé un préavis d’environ une semaine concernant les fluctuations de la tendance , explique le spécialiste en écotoxicologie John Giesy.

Les conclusions les plus récentes des chercheurs suggèrent que le nombre de cas dans la ville continuera d'augmenter.

Sur la base des dernières données, la tendance est à la hausse et je prévois que nous verrons une augmentation des cas au cours des deux prochaines semaines

John Giesy, spécialiste en écotoxicologie.

Au cours des deux dernières semaines, nous avons constaté une augmentation exponentielle des copies du virus dans les eaux usées, ajoute pour sa part Markus Brinkmann, un toxicologue travaillant sur le projet.

Kerry McPhedran est professeur agrégé d'ingénierie à l'Université de la Saskatchewan et fait partie du groupe de chercheurs de l'université.

Il indique que le projet n'est pas encore au stade où ils seraient en mesure de déterminer d'où viennent les cas positifs dans la ville.

À l'heure actuelle, nous ne faisons qu'un seul test, donc toutes les eaux usées provenant de toute la ville sont acheminées vers l'usine de traitement des eaux usées de Saskatoon, déclare le professeur.

L'équipe de chercheurs espère obtenir plus de financement pour tester plus souvent les eaux usées de la ville et pouvoir étendre le projet à plus de municipalités. Les chercheurs ont même identifié des villes en Saskatchewan qui pourraient bénéficier du projet.

Prince Albert et Regina seraient de bons endroits pour poursuivre la recherche , déclare Kerry McPhedran.

Si nous pouvions faire environ trois échantillons par semaine, nous pourrions les traiter dans notre laboratoire en deux à trois jours.

Kerry McPhedran, professeur d'ingénierie à l'Université de la Saskatchewan.

Les autorités de la santé de la province indiquent que ce type d’initiative peut aider les responsables de la santé publique à décider où concentrer leurs efforts.

Les premiers résultats façonnent la réponse que la santé publique de Saskatoon adoptera , précise le médecin hygiéniste de l’autorité de la santé, le Dr Simon Kapaj. Nous croyons que cet outil pourrait aider d'autres grandes villes de la Saskatchewan ,ajoute-t-il.

Avec les informations de Julia Petersen.

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