•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Nuit d'horreur dans le Vieux-Québec

Selon la police, le suspect n'aurait pas agi pour d'autres raisons que « des motifs personnels ».

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Deux policiers de dos dans la rue.

Les policiers ont confirmé tôt ce matin que le suspect est détenu.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roussel

La soirée de l'Halloween a été cauchemardesque à Québec. Un homme vêtu d'un costume médiéval a tué deux personnes et en a blessé cinq autres lors d'une série d'agressions à l'arme blanche perpétrées samedi soir, dans le Vieux-Québec. Le suspect, âgé de la mi-vingtaine, a été arrêté.

La police a été alertée vers 22 h 28. À la suite des signalements, un premier corps a rapidement été retrouvé sur la rue du Trésor, non loin du Château Frontenac. Une seconde personne a été découverte sans vie sur la rue des Remparts. Dans les deux cas, les décès, violents, ont été constatés sur place.

Une habitante de la rue des Remparts a raconté à Radio-Canada qu'elle venait de se coucher quand son conjoint est sorti à l'extérieur après avoir entendu des bruits étranges. Le couple a alors trouvé leur voisine inanimée et grièvement blessée par un objet visiblement très tranchant.

Des véhicules de police bloquent une rue à Québec.

Des véhicules de police bloquent la rue Saint-Louis près du Château Frontenac.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

En point de presse cette nuit, le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a confirmé les deux décès, évoquant une succession d'agressions armées dans différents secteurs de l'arrondissement historique. Cinq personnes ont aussi été blessées. La nature des blessures des victimes est variable, a indiqué le porte-parole Étienne Doyon.

L'arme en question serait une épée. En pleine soirée d'Halloween, le suspect était vêtu d'un costume médiéval au moment des faits, selon la police.

À 4 h 20, le SPVQ a confirmé que la situation était maîtrisée et que le suspect n'aurait pas agi pour d'autres raisons que « des motifs personnels ».

La police incite les témoins à se manifester et demande aux citoyens de ne pas circuler dans le Vieux-Québec pour éviter de nuire à l'enquête.

Repéré par un agent du port

Des policiers armés ont passé le Vieux-Québec au peigne fin à la recherche d'un suspect pendant plus de deux heures. L'homme a finalement été repéré près de la rue Abraham-Martin peu avant 1 h, dans le Vieux-Port de Québec. Il a été arrêté à proximité d'Espace 400e.

Selon nos informations, c'est un agent de sécurité du Port de Québec en patrouille automobile qui aurait vu l'homme en fuite. L'agent aurait aussitôt contacté la police et suivi le suspect, les phares éteints. Lorsqu'il a rallumé les phares de son véhicule, il aurait alors vu une épée plantée au sol devant l'individu.

Trois véhicules d'urgence.

Le suspect a été arrêté dans le secteur du Vieux-Port de Québec vers 1 h dimanche matin.

Photo : Radio-Canada / Yannick Bergeron

La police est arrivée rapidement pour le neutraliser. Le suspect, qui n'a opposé aucune résistance, a été emmené dans un centre hospitalier pour être évalué. Il souffrait possiblement d'hypothermie.

Le véhicule du suspect a été localisé, stationné près du Château Frontenac. Des artificiers de la Sûreté du Québec ont été dépêchés sur les lieux pour l'inspecter.

Un robot artificier s'approche du véhicule noir du suspect.

Les policiers ont utilisé le robot artificier pour ouvrir la portière du véhicule du suspect.

Photo : Radio-Canada

Bien que le niveau d'alerte ait baissé après l'arrestation, le SPVQ demandait toujours à la population de demeurer à l'intérieur pour la nuit. L'enquête suit son cours et toute personne détenant des informations peut communiquer avec la police au 418 641-AGIR.

Préserver les scènes de crime

Un agent accroupi prend des notes devant des éléments de preuve.

Plusieurs éléments de preuve font l'objet d'une inspection minutieuse par les enquêteurs.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Sur place, un important déploiement policier est toujours en cours. Les enquêteurs, notamment de l’identité judiciaire, passent au peigne fin les endroits où ont eu lieu les agressions.

Les policiers demandent aux curieux de ne pas s’y présenter ni de circuler dans le Vieux Québec afin de préserver l’intégrité des scènes de crime. Le périmètre de sécurité a été élargi depuis ce matin.

Legault et Trudeau ébranlés

Le Québec se réveille après une nuit d’horreur. Les mots me manquent pour décrire une telle tragédie, a déclaré le premier ministre François Legault dans un message sur Twitter.

J’ai le cœur brisé pour les proches des deux personnes tuées dans cette horrible attaque, a écrit pour part le premier ministre fédéral Justin Trudeau.

Je souhaite un prompt rétablissement aux blessés. Nous sommes de tout cœur avec vous et serons là pour vous. Aux premiers intervenants, merci pour votre travail, a ajouté M. Trudeau.

Centre-ville bouclé

Au plus fort de l'alerte, des dizaines de policiers ont été mobilisés dans le secteur du Château Frontenac jusqu'à l'Assemblée nationale, ainsi que dans le quartier Petit-Champlain. Des escouades canines et le Groupe tactique d'intervention de la police de Québec ont été mis à contribution.

Le parlement avec des véhicules d'urgence.

Les escouades policières étaient postées jusqu'à l'Assemblée nationale.

Photo : Radio-Canada / Fanny Samson

Une trentaine de minutes après le premier signalement, le SPVQ a lancé un avis public demandant à l'ensemble de la population de la ville de Québec de demeurer à la maison et d'éviter le centre-ville. Évitez le secteur de la colline Parlementaire. Le suspect n’est toujours pas localisé. Pour les citoyens de l’ensemble de la ville : on vous demande de rester à l’intérieur, pouvait-on lire.

Les habitants ont été invités à verrouiller leurs portes et à fermer leurs fenêtres. La police a assuré un contrôle des allées et venues dans le vaste périmètre de sécurité. Des personnes ont été escortées par des policiers pour se rendre à leur domicile ou pour quitter le périmètre.

Les chauffeurs de taxi et de transport de personnes avaient tous reçu un avis leur indiquant de n'accueillir aucun client jusqu'à nouvel ordre.

Poste de commandement de la police.

Un poste de commandement mobile a été installé près du lieu des attaques.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Avec la collaboration de Marie-Pier Bouchard , Yannick Bergeron, Jean-François Blanchet et Fanny Samson

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !