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La province veut revoir la stratégie d’investissement du Fonds du patrimoine de l’Alberta

L'édifice de l'Assemblée législative de l'Alberta à Edmonton.

Cet examen sera le premier du genre depuis2011.

Photo : Nicolas Pelletier / Radio-Canada

Radio-Canada

Le gouvernement albertain veut examiner la stratégie d’investissement du Fonds du patrimoine de l'Alberta, après que ce dernier a essuyé une perte de 411 millions de dollars au cours de la dernière année.

C'est ce qu'a annoncé jeudi, le sous-ministre adjoint des Finances, Lowell Epp, lors de l'assemblée générale annuelle du fonds de 17 milliards de dollars à Edmonton. L’examen sera le premier du genre depuis 2011.

Selon la porte-parole du Conseil du Trésor Jerrica Goodwin, cet examen interne aura lieu au cours de la prochaine année et n’évaluera que la manière dont les fonds sont investis.

Il y a une obligation législative à investir le Fonds du patrimoine de manière à maximiser les revenus à long terme avec un niveau de risque modéré, a-t-elle déclaré par courriel.

Il ne s’agit pas d’examiner son objectif ou la manière dont il est utilisé ni de considérer des changements à la loi, ajoute-t-elle.

Une leçon douloureuse

Kevin Uebelein, le président-directeur général de la Corporation de gestion de l’investissement de l’Alberta (AIMCo), la société d'État chargée de gérer le fonds, affirme avoir été mis au courant de l’examen interne jeudi, mais ne pas être surpris.

Il explique que l’examen pourrait avoir un impact sur la répartition globale des actifs du fonds et le niveau de risque pouvant être pris lors d’investissements.

Quel impact cela aura-t-il sur la philosophie du fonds? On espère que le gouvernement et AIMCo pourront avoir cette conversation ensemble, dit-il.

Selon lui, la stratégie d’investissement d'AIMCo s'appuyant sur la volatilité des marchés était mal préparée pour affronter les fluctuations engendrées par la pandémie de COVID-19.

Le monde a connu des niveaux de volatilité sans précédent. La stratégie gagnante s’est transformée en stratégie perdante. [...] Ce fut une leçon extrêmement douloureuse, affirme Kevin Uebelein.

Il ajoute qu’il faudra des années pour que le fonds se remette complètement sur pied.

L’imputabilité signifie être capable de discuter de ce qui est arrivé et c’est ce que nous faisons. [...] Cela inclut de procéder aux changements nécessaires afin que ce qui est arrivé ne se reproduise jamais, dit-il.

Pas assez de transparence

La députée néo-démocrate Shannon Phillips déplore cependant le manque de transparence du gouvernement albertain, qui a annoncé le lancement de l’examen lors d’une séance de questions informelle durant l’assemblée générale annuelle jeudi.

Il s’agit d’une annonce majeure de quelque chose que le gouvernement a entrepris en secret et qu’il a laissé entrevoir par mégarde hier soir, dit-elle.

Elle ajoute que l’examen devrait être fait de concert avec les Albertains. Le fonds nous appartient, dit-elle.

Avec les informations de Wallis Snowdown

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