•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des restaurants de Winnipeg ne sont pas certains de survivre au deuxième confinement

Les chaises sont levés dans un restaurant vide.

Des propriétaires de restaurants disent qu'ils devront effectuer d'importantes mises à pied.

Photo : Radio-Canada / Maggie MacPherson

Radio-Canada

Certains propriétaires de restaurants de Winnipeg sont préoccupés par leur survie, alors que la province a annoncé vendredi que tous les bars et restaurants devaient fermer leurs salles à manger aux clients, pour endiguer la propagation de la COVID-19.

Les restaurants pourront encore vendre de la nourriture à emporter ou pour livraison.

La plupart des commerces de détail devront réduire leurs activités à 25 % de leur capacité d'accueil, mais peuvent rester ouverts. Pareil pour les salles de sport, qui devront réduire leurs activités à 25 % de leur capacité d'accueil.

Le propriétaire du bar et restaurant Fionn MacCool’s à Grant Park Jay Kilgour trouve que les restaurants sont injustement ciblés. Nous sommes devenus un bouc émissaire, malgré toutes les restrictions que nous devions déjà respecter, dit-il.

Par exemple, s’interroge Jay Kilgour, comment se fait-il que les lieux de culte puissent fonctionner à 15 %, mais pas les restaurants ?

Je trouve qu’autoriser des rassemblements comme ceux-là défait tous les sacrifices que nous faisons, affirme-t-il.

Il ajoute qu’il devra mettre à pied beaucoup de monde.

Lorsqu’on n’a pas de travail pour les personnes qui nous sont chères et qui dépendent de nous, c’est un fardeau, dit-il.

Le propriétaire du restaurant Little Goat Food and Drink, Alex Svenne, est préoccupé par la survie de son restaurant lors de cette nouvelle fermeture imposée par la province.

Il dit que son restaurant a survécu au confinement du printemps grâce à un service de livraison et de nourriture à emporter.

Je trouve qu’on gagne assez d’argent pour acheter de la nourriture et payer nos employés, mais certaines des factures s’accumulent. Au début, tout le monde est patient avec les factures, mais ils deviennent de moins en moins patients, explique-t-il.

À un moment donné, quelqu’un va nous dire : non, ajoute Alex Svenne.

Des restrictions jugées inégales

Le propriétaire du restaurant Falafel Place, Ami Hassan, affirme qu’il a commencé à mettre à pied ses employés vendredi, conséquences des nouvelles ordonnances sanitaires.

C’était très difficile. Certains l’ont bien pris, certains étaient même contents puisqu’ils touchent plus d’argent avec le chômage, indique-t-il. Mais la plupart, non. La plupart sont mécontentes, ils veulent travailler .

Il dit reconnaître l’importance d’un nouveau confinement, mais il trouve que les nouvelles règles sont inégales.

Je ne comprends pas comment les avions peuvent voler avec des personnes entassées, alors que le restaurant doit placer les chaises à deux mètres les unes des autres. Je ne comprends pas la logique, lance-t-il.

Il espère que ses fidèles clients continueront à soutenir le commerce. Ne soyez pas timides, appelez-nous, n’hésitez pas à utiliser Skip the Dishes, dit Ami Hassan.

Avec les informations d'Austin Grabish et de Karen Pauls

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !