•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les producteurs de porcs inquiets des éclosions de COVID-19 chez Olymel

La façade de l'usine Olymel de Vallée-Jonction.

L'usine Olymel de Vallée-Jonction connaît une importante éclosion de COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cloutier

Radio-Canada

Les éclosions de COVID-19 qui touchent les employés de plusieurs usines Olymel au Québec ont des impacts sur toute la chaîne de production, particulièrement à l’abattage. Une situation qui préoccupe les éleveurs de porcs, surtout à l’approche des Fêtes.

[Les éleveurs] sont très stressés, lance d’emblée David Duval, président de l’organisation Éleveurs de porcs du Québec. Présentement, c’est difficile et ça va l’être jusqu’à Noël, ajoute-t-il.

Chaque semaine, 37 500 porcs sont abattus à l’usine de Vallée-Jonction et 9000 à Princeville, dans le Centre-du-Québec. Dans la première usine, 8000 porcs de moins sont abattus par semaine, depuis le début de l’éclosion, il y a une dizaine de jours.

Cette diminution de la production crée un refoulement au tout début de la chaîne, chez les éleveurs. Au total, ce sont 88 000 bêtes qui sont en attente d’être abattues, selon les Éleveurs de porcs du Québec. Le nombre habituel se situe autour de 15 000 par semaine, selon eux.

Une situation qui s’apparente à ce qui s’est produit au printemps dernier alors que les éleveurs de porcs québécois craignaient de devoir se débarrasser de 100 000 bêtes en raison de l'activité ralentie des usines de transformation. L’euthanasie humanitaire est le dernier recours pour les éleveurs, indique David Duval.

Le bien-être des animaux menacé

D’ailleurs, selon M. Duval, le bien-être des animaux est actuellement une préoccupation majeure pour les éleveurs. Ils vivent avec leurs animaux. Et quand ils les voient s’entasser dans leurs bâtiments, ce n’est plus le moment de demander si c’est le bon moment [pour l’abattage] ou est-ce que c’est le bon prix, mais c’est la qualité du bien-être de l’animal [qui prime], explique-t-il.

Les éleveurs redoutent particulièrement la période des Fêtes, car en raison des jours fériés, les abattoirs prennent du retard. Si la situation ne s’améliore pas d’ici là, ils craignent le pire cette année.

De son côté, le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, André Lamontagne, se veut rassurant et dit suivre la situation de très près. C’est une situation qui demande de l’attention, [mais] tous les intervenants font vraiment ce qu’ils ont à faire pour être capables de [la] traverser, souligne le ministre.

Ce printemps, les questions sur l’impact de la COVID, c’était tout nouveau. On a traversé des périodes avec de gros défis. Aujourd’hui, le bon côté, c’est qu’on a énormément appris.

André Lamontagne, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec

La situation se stabilise

Concernant les éclosions dans les abattoirs des trois usines d’Olymel touchées par la COVID-19, la situation semble s’améliorer. À Vallée-Jonction, où la situation est la plus préoccupante, on dénombre 56 personnes rétablies de la COVID-19. Les cas actifs s’élèvent désormais à 66. On en comptait 122 jeudi.

À Princeville, on y recense un nouveau cas, pour un total de 15 personnes infectées par la COVID-19. L’entreprise faisait savoir, jeudi, qu’un dépistage massif sera effectué auprès de 120 employés. Pour le moment, 60 des 140 employés qui fréquentent la salle de coupe ont été testés.

Du côté de l’usine de Sainte-Rosalie, en Montérégie, aucun nouveau cas n’y a été recensé vendredi.

Avec les informations de Maude Montembeault

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !