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Des médecins drummondvillois craignent d'être rapidement débordés

Drapeau du Québec et drapeau du Canada devant un hôpital.

Des médecins se sont réunis, vendredi, devant l'Hôpital Sainte-Croix de Drummondville pour rappeler l'importance de respecter les consignes sanitaires (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

À bout de souffle avec leurs collègues, des médecins drummondvillois exhortent les citoyens à se protéger et à suivre à la lettre les consignes de la santé publique.

Certains d’entre eux se sont d’ailleurs réunis, vendredi, devant l'Hôpital Sainte-Croix de Drummondville où ils ont rappelé l'importance de respecter les consignes sanitaires des autorités. Ils disent d’ailleurs faire face actuellement à un équilibre des ressources extrêmement fragile.

On ne peut pas se permettre de perdre une autre quantité de gens en arrêt de travail à cause de la COVID-19. C'est pourquoi il faut se protéger, lance la Dre Isabelle Godin, en entrevue avec Radio-Canada Estrie.

On a besoin des gens pour nous aider à [nous] protéger, parce qu'on fait face à un ennemi invisible parfois très féroce, ajoute-t-elle.

Ce cri du cœur survient au moment où les autorités rapportent 20 nouveaux cas de COVID-19 dans le Centre-du-Québec, dont 7 dans la MRC Drummond.

Le son de cloche est le même du côté du médecin Marco Gallant. Avant la pandémie, on était déjà à personnel réduit. Maintenant, avec la pandémie, c'est encore plus difficile, s’inquiète le médecin.

Des installations vieillissantes et désuètes

De plus, selon de Dr Gallant, les installations médicales locales ne pourraient soutenir une explosion importante de la transmission communautaire du virus.

Nos installations sont vieillissantes et en bonne partie désuètes. On a beaucoup de chambres à quatre et à deux. Ce qu'on ne retrouve pas partout. On est obligés de les fermer [parce] qu'en période de pandémie, on ne peut pas hospitaliser dans ces conditions-là. Ça serait trop à risque de créer des éclosions d'infections, explique-t-il.

D’ailleurs, si les citoyens préfèrent les comportements délinquants à l'effort collectif, ils pourraient en payer le prix, prévient le chirurgien Jean-François Albert. Une personne qui a une hernie inguinale, eh bien c'est sûr qu'elle va être délestée. Au lieu d'attendre quelques mois pour avoir son traitement et retourner au travail, ça risque [de prendre] des mois, voire des années. Et c'est ce qu'on veut éviter, confie-t-il.

Parallèlement à cet appel à la solidarité, ces médecins rappellent néanmoins aux citoyens qu'ils ne doivent pas hésiter à consulter pour leurs ennuis de santé lorsqu'ils le jugent nécessaire. Cela afin d'éviter une dégradation de leur état.

Avec les informations de Jean-François Dumas

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