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Un groupe lance une action en justice pour l'accès à l'avortement au Nouveau-Brunswick

La Clinique 554 à Fredericton.

La Clinique 554 est située à Fredericton.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'Association canadienne des libertés civiles intente une poursuite judiciaire contre le gouvernement de Blaine Higgs au sujet de l'avortement.

Le manque d'accès aux interruptions de grossesse dans la province est dénoncé depuis longtemps au Nouveau-Brunswick.

La province fournit les services pour un avortement dans trois hôpitaux, mais ne couvre pas le coût de la procédure si elle est pratiquée dans une clinique privée.

Ainsi, la Clinique 554 à Fredericton, la seule clinique privée d'avortement, est en péril. Le docteur Adrian Edgar, qui la dirige, milite depuis des années pour que le Nouveau-Brunswick couvre les frais des avortements qu'il pratique.

Les avortements devraient être financés par l'État. C'est la loi. C'est aussi le cas dans toutes les provinces sauf le Nouveau-Brunswick.

Dr Adrian Edgar, directeur médical de la Clinique 554

La lettre à la province indique que la loi actuelle du Nouveau-Brunswick est discriminatoire parce qu'elle refuse aux femmes, aux filles et aux transgenres un accès équitable aux services d'avortement.

Avec la fermeture imminente de la clinique, Olivier Lefebvre perd non seulement son médecin, mais aussi les soins spécialisés en santé trans qu’il y reçoit depuis cinq ans.

Déjà, accéder à des soins de santé est nébuleux et difficile. Il y a beaucoup de portes à essayer d'ouvrir. Ça ajoute juste un autre poids sur mes épaules de devoir me battre littéralement avec mon gouvernement pour quelque chose qui est déjà garanti dans la Loi.

Le jeune Acadien se bat pour le maintien de sa clinique, tout comme de nombreuses femmes, membres LGBTQ et organismes.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Olivier Lefebvre durant son entrevue avec Radio-Canada.

Le gouvernement provincial, disent-ils, fait la sourde oreille.

Nous, ça fait deux ans et demi qu'on essaie de dialoguer avec Blaine Higgs notamment et c'est très difficile. Il refuse d'entendre la voix des femmes. Il refuse d'entendre qu'il y a un problème d'accès, dit Julie Gillet, directrice générale du Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick (RFNB).

Jessica était étudiante et venait de se séparer quand elle est a appris qu'elle était enceinte, il y a deux ans. La jeune femme savait que ce n'était pas le bon temps pour avoir un enfant et s'est fait avorter à la Clinique 554. Ce n'était pas difficile. Je suis arrivée un jour, c'était tout fini. Mais une chose qui sera difficile, c'est l'argent. Ça m'a couté 800 $, raconte-t-elle.

Voulant renverser la vapeur, elle a elle aussi approché les politiciens.

Mais ses lettres, dit-elle, sont restées sans réponse.

Je pense que c'est 50 ans des droits des femmes qui sont comme dans la poubelle. Je suis très fâchée qu'on doive encore avoir ces conversations.

Jessica

Au Canada, le droit à l'avortement est garanti par le fédéral, mais ce sont les provinces qui doivent gérer et financer la procédure.

En mars, Ottawa était passé à l'offensive pour défendre le droit des femmes. Le gouvernement Trudeau avait retenu une infime partie des transferts fédéraux en raison des frais facturés aux patientes.

Ces montants ont par la suite été redistribués à la province pour combattre la pandémie.

Le ministère de la Santé prévient aujourd'hui que de nouvelles déductions sont possibles si le gouvernement Higgs maintient le statu quo.

Or, le premier ministre Higgs croit dur comme fer que son gouvernement respecte la Loi canadienne.

Cette question sera donc, une fois de plus, débattue devant les tribunaux.

Avec les informations de Geneviève Normand et de La Presse canadienne

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