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Plus de 500 cas de COVID-19 en un mois en Gaspésie

Deux piétons près de l'eau.

Avec 504personnes infectées en octobre, la Gaspésie affiche le pire bilan à l'est de Québec.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Gaspésie admet que la deuxième vague de COVID-19 est plus difficile que la première. Depuis le début septembre, 689 personnes ont été déclarées positives au virus dans la région, 903 depuis le début de la pandémie.

En comparaison, la région voisine, le Bas-Saint-Laurent compte 473 cas au total depuis le mois de mars.

En outre, le Bas-St-Laurent a réalisé près de 10 000 tests de plus que la région Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, soit 57 093 tests comparativement à 48 217.

Le directeur régional de santé publique, le Dr Yv Bonnier Viger, peine à comprendre pourquoi la Gaspésie est autant touchée. Il n’y a pas beaucoup d’explications rationnelles. On sait comment les cas se sont multipliés, que ce soit dans Avignon, que ce soit dans Bonaventure et dans quelques centres d’hébergement. Est-ce c’est tout simplement une question de malchance que cela soit entré dans des communautés comme ça? Je ne saurais pas trop dire, admet le spécialiste.

Il ajoute qu’il est aussi difficile d’expliquer pourquoi la Haute-Gaspésie a été jusqu’ici relativement épargnée même s’il y a eu jusqu’à 150 cas actifs tout à côté, dans la MRC d’Avignon.

Le mois d’octobre a aussi été celui de la migration du virus de la MRC d’Avignon vers la MRC voisine de Bonaventure.

Plus de 40 % des 195 cas actifs de la région sont désormais dans la MRC de Bonaventure. Avec 81 cas actifs, dont la moitié seulement à Paspébiac, c’est la MRC la plus touchée en ce moment.

Dans ce cas, la direction de santé publique souligne que le travail de dépistage a permis de comprendre que des messages comme ceux des symptômes de la COVID-19 ou bien des rassemblements familiaux avaient été mal interprétés.

La santé publique espère que les interventions de sensibilisation effectuées au cours des derniers jours dans la MRC de Bonaventure permettront de diminuer la propagation du virus dans ce secteur.

Le Dr Yv Bonnier-Viger note d’ailleurs que la progression des cas se maintient sur un plateau depuis quelques jours.

De l'orange au jaune et du rouge à l'orange

Si les données semblent étonnantes dans la région Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, elles recèlent aussi certains écarts entre les réalités sous-régionales.

C’est le cas aux Îles-de-la-Madeleine où l’absence de cas au cours des dernières semaines a amené les élus à demander que le niveau d’alerte de la MRC passe de l’orange au jaune.

Des demandes similaires ont été déposées à la Direction nationale de santé publique pour que les municipalités de Nouvelle, Maria et Carleton soient désormais classées orange.

Frappées par diverses éclosions en septembre, les municipalités dont le niveau d’alerte est toujours en rouge affichent désormais des bilans beaucoup moins alarmants.

Le Dr Yv Bonnier-Viger explique que l’analyse de ces demandes sera effectuée en fonction d’éléments épidémiologiques comme le nombre de cas, mais aussi la capacité de dépistage, la capacité du système hospitalier et le type de transmission.

À titre d’exemple, il est plus facile, dit-il, de retracer des éclosions groupées que des cas disséminés dans la communauté.

Le Dr Bonnier-Viger rappelle toutefois que si la DSP répond positivement à l’une ou l’autre de ces demandes, ce sera la première fois que Québec autorise une rétrogradation du niveau d’urgence sanitaire. Je pense que c’est une décision qui mérite réflexion, souligne le directeur régional de santé publique.

Avec la collaboration de Martin Toulgoat

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