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Flambée des cas au CHSLD de Cap-Saint-Ignace : « on manquait de tout »

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CHSLD cap st Ignace

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

Félix Morrissette-Beaulieu

Du personnel soignant lance un cri du coeur après une flambée des cas au CHSLD de Cap-Saint-Ignace, qualifiant « d’inhumaines » les conditions des patients dans les premiers jours de l’éclosion.

On a manqué à peu près tout ce qu’on avait pour offrir des soins de bases, témoigne Marie-Hélène Whittom infirmière auxiliaire au CHSLD, pour résumer sa journée de travail, lundi, lors des premiers jours de l'éclosion.

Le CHSLD Cap-Saint-Ignace a vu son nombre de cas exploser depuis le 23 octobre. Actuellement, 18 des 43 résidents sont infectés à la COVID-19, de même que 18 employés. Six autres employés sont en retrait préventif.

Il n'avait plus d’uniformes de toutes les grandeurs. On manquait de literie, on manquait de savon, les résidents n’avaient même pas de vêtements, ajoute l’infirmière auxiliaire.

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Marie-Hélène Whittom et ses collègues réclament davantage de matériels pour faire face à l'éclosion.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

Au début de la semaine, elle affirme que des préposés fraichement diplômés ont été envoyés en renfort.

Tout le monde a fait son gros possible. Les changements de culottes, il a eu du retard là.

Marie-Hélène Whittom

Des patients n’ont pu être changés, selon elle.

Le principal symptôme de plusieurs patients, c'est la diarrhée. Quant à moi, 10 minutes dans une diarrhée, c’est trop. C’est inhumain de laisser des patients dans des conditions comme ça. Moi et mes collègues on a pleuré toute la semaine.

Des verres d’eau n’ont pu être distribués, selon l’infirmière

Pas prêt

Selon le syndicat des employés, des soins de base n'ont pu être administrés et le manque de matériel était criant lors de l’annonce d’une éclosion.

La zone n’était pas prête. La direction n’était pas là. Toute la responsabilité a été portée sur les infirmières et les auxiliaires qui étaient présentes et ont géré le chaos, déplore Carole Mercier, représentante syndicale des employés.

Six à sept taxis ont livré du matériel au CHSLD pour que les gens aient l’équipement nécessaire pour les soins de base. Il n’avait aucun gestionnaire sur place, illustre-t-elle.

Préoccupant

Le CISSS de Chaudière-Appalaches admet que la situation est préoccupante.

Assurément, ça a des impacts sur les services. On est en train de s’organiser. Il y a du soutien qui s’en vient, assure la porte-parole du CISSS de Chaudière-Appalaches, Mireille Gaudreau.

Le CISSS indique que les soins de bases ont été améliorés, mais que de nombreux défis demeurent et que la situation est préoccupante.

Ce n’est pas du tout ce qu’on souhaite, la priorité c’est la sécurité. C’est une situation exceptionnelle et c’est allé très rapidement.

Mireille Gaudreau, porte-parole, CISSS de Chaudière-Appalaches

Du personnel en renfort d'autres centres d'hébergement de la région, de l’hôpital de Montmagny et du CLSC est en route pour soutenir les équipes en place.

Il y a beaucoup de personnes qui ont été absentes dans un court laps de temps. Il y a des enjeux, ajoute la porte-parole.

Avec les informations de Guylaine Bussière

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