•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Qui est responsable des déchets laissés en bordure de route?

Des bouteilles, canettes et papiers traînent sur le bord d'une route.

Les matières de plastique peuvent se retrouver dans les cours d’eau et nuire à la qualité de celle-ci et à la biodiversité.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

De nombreux déchets bordent les routes et les fossés de la région. Des randonneurs, plaisanciers ou encore des chasseurs ont aussi parfois laissé des déchets dans les bois ces dernières semaines. Comment aborder ce problème?

Depuis 2014, le Conseil régional de l'environnement en Abitibi-Témiscamingue (CREAT) a mené plusieurs campagnes de nettoyage, comme sur les berges de la rivière Harricana ou sur les berges de la rivière La Sarre. Toutefois, la chargée des communications au CREAT, Isabelle Leblanc, reconnaît que le travail de sensibilisation est toujours à recommencer

On ne voit pas nécessairement d’amélioration. Il n’y a peut-être pas une détérioration, mais il y a certainement un problème de sensibilisation à poursuivre, remarque-t-elle.

Les lieux à proximité des établissements de restauration sont à la source de nombreux déchets de plastique et matières non biodégradables, indique la chargée de campagne océans et plastique pour Greenpeace Canada, Agnès LeRouzic.

Ils sont des producteurs d’emballages assez conséquents, dit-elle. Donc, vous allez souvent en retrouver aux alentours, sur le bord des routes ou alors dans les poubelles qui vont entourer ces lieux-là.

Une poubelle est pleine de gobelets et de pailles en plastique.

Les articles à usage unique se retrouvent souvent ailleurs que dans les poubelles.

Photo : iStock / Boyloso

Qui a donc la responsabilité de nettoyer le bord des routes? On devrait plutôt rediriger la question vers la source même du problème, soit les citoyens, indique la coordonnatrice en gestion des matières résiduelles à la Ville de Rouyn-Noranda, Marie-Josée Barthe.

Ce n’est pas quelque chose qu’on va faire d’emblée, de faire un nettoyage systématique de ces fossés-là en bordure de chemin pour ramasser les déchets qui sont jetés par exemple par la fenêtre de la voiture ou quand on marche ou qu’on les dépose là. Ce qu’on essaie de faire, c'est de sensibiliser les gens à les garder jusqu’à ce qu’ils arrivent à un endroit où ils peuvent en disposer adéquatement, dit-elle.

Une cannette et des déchets ont été abandonnés en bordure de route.

Les bouteilles, les bouchons et les sacs de plastique font partie des 10 plastiques retrouvés le plus souvent dans l’environnement, selon un rapport de Greenpeace Canada.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

La Ville s’occupe d’entretenir ses parcs, mais ne peut pas nettoyer toutes les routes. Outre les accumulations de déchets, les dépotoirs sauvages où des gens disposent de leurs déchets de façon informelle ont aussi des effets dommageables.

Quand les déchets sont déposés sur des sols, on doit décontaminer les sols, et ça, ça a un coût, pour la ville ou la municipalité et aussi pour les contribuables. Donc, il n’y a rien de positif dans tout ça, souligne le professeur en sciences fondamentales à l’Université du Québec à Chicoutimi Patrick Faubert.

Les déchets laissés dans la nature ne sont pas seulement inesthétiques. Ils peuvent contaminer les sols et éventuellement les eaux souterraines.

Ce qui risque d’arriver, c’est que les composés des déchets vont se retrouver dans les sols et il va y a avoir lessivage du sol par la pluie. Ce lessivage-là va entraîner les composés dans la nappe phréatique et jusqu’à un certain point, cette nappe phréatique peut approvisionner des puits dont les habitations peuvent se servir en approvisionnement en eau potable, ajoute Patrick Faubert.

La solution?

Continuer à sensibiliser la population et à l’informer des services à leur disposition pour la gestion des déchets.

C’est effectivement à refaire d’année en année, mais depuis l’implantation de la campagne visez vert en 2013, il y a vraiment une amélioration de la connaissance des services qui sont offerts aux citoyens, croit Marie-Josée Barthe.

Le CREAT a d'ailleurs organisé un concours, La Chasse aux déchets sauvages, durant le mois d'octobre, pour inciter la population à collecter les déchets trouvés dans la nature.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !