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Tests de dépistage rapide au Québec : priorité aux Autochtones

Un travailleur de la santé utilise un petit appareil pour faire le test.

Santé Canada a approuvé le test de dépistage rapide de la société Abbott en septembre.

Photo : Associated Press / Jeff Chiu

Les communautés autochtones situées en régions éloignées devraient être parmi les premières à bénéficier des tests de dépistage rapide de la COVID-19, selon ce qu'a appris Radio-Canada.

Au moins 453 000 tests sont attendus par Québec au cours des prochains jours, dont un premier lot de 30 696 qui sont arrivés jeudi soir.

Un comité formé par le ministère de la Santé pour encadrer le déploiement de cette nouvelle technologie doit remettre ses recommandations la semaine prochaine.

Cinq priorités ont déjà été annoncées par le gouvernement, soit les patients symptomatiques à l'urgence, les professionnels de la santé, les centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), les milieux scolaires et les régions éloignées.

Le groupe d'experts doit déterminer quels scénarios seront privilégiés, et selon nos informations, les régions éloignées, en particulier les communautés autochtones, en feront partie.

Rapidité et flexibilité en demande

Les tests rapides dont pourra bénéficier le Québec font partie d'une réserve mise en place par le gouvernement fédéral.

Deux types de tests ont été approuvés par Santé Canada et achetés par Ottawa : ID Now et Panbio, tous deux de la multinationale Abbott.

Le premier est le plus prometteur, pour le ministère, parce que plus fiable. Mais c'est aussi le plus rare à l'heure actuelle.

Ces deux tests permettent de dépister le coronavirus en moins de 15 minutes.

En conférence de presse jeudi, le ministre de la Santé, Christian Dubé, rappelait l'atout indéniable que représente le dépistage rapide pour lutter efficacement contre les foyers d'éclosion, tout en maintenant le plus possible nos activités.

Le plus bel exemple d'application, c'est dans la communauté autochtone, où les volumes sont très petits. On est loin des centres de dépistage. On est loin des centres de tests.

Christian Dubé, ministre de la Santé du Québec

Une bonne idée

Les partis d'opposition sont unanimes : prioriser les communautés autochtones et les régions éloignées dans leur ensemble est nécessaire.

Il faut s'assurer que les clientèles à risque [sont] traitées plus rapidement, rappelle le député Martin Ouellet, du Parti québécois.

Cela étant dit, tous sont aussi d'accord pour dire que les professionnels de la santé et du milieu scolaire doivent recevoir leur juste part.

La co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, estime qu'il est aussi essentiel de protéger le personnel en première ligne.

La libérale Marie Montpetit n'a qu'un souhait : que le comité du ministère de la Santé puisse prendre sa décision le plus rapidement possible alors que le déploiement tarde, selon elle, pour que ces tests rapides soient rapidement mis à contribution.

Dans une déclaration transmise à Radio-Canada, le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, souligne la vulnérabilité des communautés qu'il représente face à la pandémie. Dans le contexte d'une deuxième vague, le niveau d'alerte sera encore plus élevé pour les dirigeants et le personnel de la santé. Des mesures permettant le dépistage rapide seront certainement bien accueillies par nos communautés, particulièrement celles éloignées des grands centres, écrit M. Picard.

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