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Un producteur bovin subit les contrecoups de la prolifération du coyote en Gaspésie

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Un coyote au travers du feuillage près d'un arbre.

Le piégeage est l'une des façons les plus efficaces de récolter les coyotes, qui sont des animaux furtifs et plutôt difficiles à chasser (archives).

Photo : La Presse canadienne / Silvio Santos

Radio-Canada

Henri-Louis Gagné a perdu quatre veaux après des attaques de coyote sur sa ferme de New Richmond, depuis les deux dernières semaines. Il assume seul les conséquences de ces attaques, si ce n’est de l’aide de trappeurs qui tentent tant bien que mal de contrôler la population croissante de coyotes en Gaspésie.

Les pertes financières de M. Gagné causées par ces attaques de coyotes totalisent 5000 $ jusqu’à présent. Alors que d’autres veaux sont sur le point de naître, M. Gagné ne sait plus où donner de la tête pour faire face à des coyotes qui sont selon lui plus agressifs et téméraires qu’auparavant.

C'est les veaux naissants qu'ils pognent.

Henri-Louis Gagné, producteur bovin

La trappe comme outils de prévention

Le piégeage est l'une des façons les plus efficaces de récolter les coyotes, qui sont des animaux furtifs et plutôt difficiles à chasser.

La pratique est toutefois de moins en moins rentable pour les trappeurs, qui arrivent à peine à couvrir leurs dépenses.

Le castor ne vaut presque rien. Le coyote a encore un certain prix parce qu'il y a des compagnies comme North Face et Kanuk qui font le tour des capuchons d'anorak avec une bande fourrure, explique le trappeur Bernard Dubé.

Un homme tient deux coyotes dans ses mains.

Le trappeur Bernard Dubé tenant quelques coyotes pris au collet.

Photo : Radio-Canada / Pierre Cotton

Ce dernier a capturé une dizaine de coyotes avec des collets, depuis l’ouverture de la saison.

Une population en croissance?

Il existe peu de données sur l’évolution de la population des coyotes au Québec, même si une croissance est remarquée. Le ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs du Québec a d'ailleurs lancé en août dernier une étude sur les mouvements des coyotes en milieu forestier.

Une trentaine de coyotes ont été équipés de colliers télémétriques et seront suivis à la trace par les équipes du ministère. Les biologistes se concentreront sur certaines zones précises telles que le parc national de la Gaspésie, les réserves fauniques de Matane et de Dunière ainsi que dans la pourvoirie Faribault.

Un caribou mâle avance sur un sol rocheux, en hiver.

Le caribou de la Gaspésie est le dernier troupeau au sud du Saint-Laurent (archives).

Photo : SEPAQ/Denis Desjardins

Chose certaine, les conséquences de la présence du coyote ont pu être observées. Dans le parc national de la Gaspésie, le dernier troupeau de caribou ne cesse de réduire année après année. Malgré les efforts du ministère pour contrôler la population de coyotes, le troupeau est passé d’environ 750 individus en 1950 à plus ou moins 70, aujourd’hui.

Les coupes forestières et les chemins forestiers pourraient avoir contribué à l’expansion du coyote en Gaspésie en augmentant notamment la vitesse à laquelle l’animal peut se déplacer sur le territoire.

D'après les informations de Pierre Cotton

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