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Inspecteurs de la CNESST en temps de pandémie : « On ne s’ennuie pas »

Plan rapproché sur le logo ornant le siège social de la CNESST à Québec. Les lettres C-N-E-S-S-T sont peintes en vert.

La CNESST a accru ses interventions dans la Capitale-Nationale dans les dernières semaines.

Photo : Radio-Canada

Depuis l’annonce de l’intensification des interventions en milieu de travail dans la Capitale-Nationale, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a effectué 44 inspections sur le territoire et remis 55 avis de correction. Les milieux de travail ont récemment été montrés du doigt comme les responsables de la majorité des éclosions de COVID-19 de la région.

Les responsables de ces inspections sont donc bien occupés depuis quelques semaines. On ne s’ennuie pas , confirme Sophie Pellerin-Huet, qui est cheffe d’équipe en prévention et inspection pour la région de la Capitale-Nationale.

Au printemps, les milieux de travail étaient pratiquement tous fermés. Actuellement, ils sont presque tous ouverts, donc c’est normal que le virus soit présent.

Règles facilement escamotées

L’inspectrice affirme que ce qui est le plus souvent remarqué est la facilité à oublier les mesures de protection dans certaines circonstances. Il faut mettre en place les mesures de façon très rigoureuse et c’est facile de se laisser aller , affirme-t-elle.

Elle insiste également sur le port du masque de procédure, et non du masque de tissu réutilisable, ainsi que de la protection oculaire, lorsque la distanciation n’est pas possible.

Les moments de repos sont souvent synonymes de relâchement pour les employés, selon Sophie Pellerin-Huet. Elle affirme que les employeurs doivent s’assurer que les aires de repos et de repas, y compris les roulottes de chantier, soient aménagées de façon sécuritaire.

Pour arrêter la propagation du virus à la source, l’inspectrice affirme qu’il faut que les employeurs s’assurent de façon quotidienne que les personnes qui entrent dans les milieux de travail ne présentent aucun symptôme.

Concernant les produits désinfectants, elle indique qu’il faut s’assurer d’utiliser des produits approuvés et selon les recommandations du fabricant.

Sophie Pellerin-Huet est inspectrice à la CNESST de la Capitale-Nationale.

Sophie Pellerin-Huet est inspectrice à la CNESST de la Capitale-Nationale.

Photo : Radio-Canada

Interventions en milieu de travail

La CNESST intervient dans les milieux de travail où une plainte a été déposée ainsi que dans ceux considérés plus à risque. Dans la Capitale-Nationale, les milieux les plus souvent visités sont les milieux de soins, le réseau de l’éducation, les commerces, les milieux de fabrication et les chantiers de construction.

Lors d’une intervention, explique l’inspectrice, un avis de correction peut être remis. Un délai sera par la suite établi pour permettre à l’employeur d’effectuer les changements. Si ce délai n’est pas respecté, l’entreprise s’expose à des amendes allant de 1752 $ à 3502 $ et pouvant atteindre 14 006 $ en cas de récidive.

Généralement bien reçus

Sophie Pellerin-Huet affirme que les inspecteurs sont habituellement bien accueillis par les employeurs. Elle explique qu’ils sont considérés comme des alliés. Les milieux de travail ne veulent pas que la COVID rentre chez eux parce que ç'a un impact majeur sur les activités.

À savoir

  • À l’échelle provinciale, 415 interventions ont été effectuées par la CNESST entre le 19 et le 25 octobre. Au total, la CNESST a remis 265 avis de correction.

D'après les informations de Pierre-Alexandre Bolduc

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