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Des enseignants zombies dénoncent une surcharge de travail

Des professeurs de cégep déguisés en zombies manifestent devant l'édifice Marie-Guyart, à Québec.

Une journée avant l'Halloween, les enseignants se sont présentés déguisés en zombies pour manifester à Québec.

Photo : Radio-Canada / Nicole Germain

Le centre-ville de Québec avait des allures de marche des zombies vendredi matin, devant le complexe G. Une vingtaine d’enseignants des cégeps de la région se sont rassemblés pour manifester contre la lourdeur de leur tâche. Ils se sentent transformés en zombies à force de donner des cours à distance.

Certains de mes collègues enseignent en mode hybride, certains à distance à temps complet, et on vient de terminer la mi-session et on est épuisés. Nous sommes de véritables zombies derrière nos écrans d’ordinateur, soutient Marie-Pierre Gagné, professeure de littérature au Cégep Lévis-Lauzon et organisatrice de la manifestation à Québec.

Les enseignants soulignent que les cours à distance exigent plus de temps de préparation et plus d’accompagnement auprès des étudiants.

On demande plus de temps et moins d’étudiants par groupe pour mieux les encadrer avec les règles sanitaires. Mais, on n’est pas rendus à demander le retour en classe, on comprend les consignes, ajoute l’organisatrice.

Ce groupe est affilié à la Fédération nationale des enseignants et enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN). Un rassemblement similaire avait aussi lieu à Montréal.

Des professeurs déguisés en zombies manifestent.

Des professeurs de cégep membres de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) tiennent une manifestation devant les bureaux du ministère de l'Enseignement supérieur à Montréal.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Tâche doublée

La Fédération a récemment sondé ses membres pour comprendre les effets de la pandémie sur leur travail et leur bien-être. La moitié des 2429 enseignants sondés ont fait valoir que leur tâche avait doublé. Un répondant sur cinq a dit vivre une forme de détresse.

L'alourdissement de la tâche fait en sorte qu’on voit beaucoup de congés de maladie dans la profession, illustre Marie-Pierre Gagné.

Au mois d’août, la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, a annoncé 375 millions de dollars supplémentaires pour les étudiants du postsecondaire qui ont besoin d'aide pendant la pandémie.

La FNEEQ-CSN se demande si une partie de cette somme pourrait servir à offrir plus de temps aux enseignants.

C’est vraiment plus de temps qu’on demande, rappelle l’organisatrice de la manifestation à Québec.

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