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Les Canadiens appelés à réduire leurs contacts de 25 %

Plan moyen de la Dre Tam, qui agite les mains.

La Dre Theresa Tam estime que même le statut quo en matière de contacts sociaux serait néfaste.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Radio-Canada

Les Canadiens doivent réduire leurs contacts sociaux de 25 % afin d’aplatir la courbe de la deuxième vague de contamination à la COVID-19, pressent les autorités de santé publique du Canada, qui notent que le pays enregistre plus de 2000 nouveaux cas quotidiens depuis trois semaines et qu'il s'approche désormais de la barre des 3000 cas.

Si nous augmentons, ou si nous maintenons notre taux actuel de contacts avec les autres, l'épidémie au Canada devrait continuer à augmenter fortement, a prévenu vendredi l’administratrice en chef de la santé publique du Canada, la Dre Theresa Tam.

Cette déclaration a été faite à l'occasion d’une mise à jour des différents scénarios de Santé Canada.

En cas de maintien ou de hausse du niveau actuel de contacts sociaux de la part de la population, le Canada doit s’attendre à des hausses exponentielles du nombre de nouveaux cas quotidiens au début du mois de décembre :

  • 7000 nouveaux cas par jour au début de décembre en cas d’augmentation des contacts sociaux de 20 %;
  • 4000 nouveaux cas par jour au début de décembre si les Canadiens ne font pas d’effort de réduction.

En comparaison, la courbe commencerait à redescendre à 2500 nouveaux cas par jour d'ici un mois si les Canadiens réduisent leurs contacts sociaux de 25 %.

Cette réduction demandée équivaut à diminuer ses contacts d’environ une personne par jour.

Il y a deux semaines, le Québec avait prodigué le même conseil à sa population, calculant que les Québécois avaient environ cinq ou six contacts sociaux par jour.

Ce peut être dans notre milieu de travail ou quelqu'un qu'on reçoit à la maison. On a vu en mars ce qu'était le confinement, et on ne veut tellement pas retourner là.

Christian Dubé, ministre de la Santé du Québec

À l’échelle du Canada, la situation est particulièrement problématique au Manitoba et en Alberta. Cette dernière a enregistré vendredi 622 nouveaux cas de COVID-19, alors qu’au plus fort de la première vague, la province dépassait rarement les 300 cas par jour.

Un groupe de médecins a d'ailleurs interpellé le gouvernement pour qu’il oblige la généralisation du port du masque dans toute la province et qu’il réglemente plus strictement les systèmes de ventilation.

Une bulle atlantique dans le Sud?

Au Manitoba, qui a enregistré 480 nouveaux cas vendredi – avec une population six fois plus petite que le Québec –, la région de Winnipeg est passée au code rouge. Le taux de positivité des tests réalisés sur cinq jours s’établit à 9,7 % dans la capitale manitobaine, soit le double du Québec.

Dans une moindre mesure, la situation est aussi suivie de près en Saskatchewan, qui a enregistré jeudi un nombre record de nouveaux cas, soit 82. La Colombie-Britannique, qui recense un peu plus de 200 nouveaux cas par jour, est aussi sur ses gardes.

Seules les provinces des Maritimes maîtrisent réellement la situation, à tel point que certains voyagistes rêvent de pouvoir créer des partenariats avec des hôtels de Cuba pour recréer la bulle atlantique, mais dans le Sud.

Avec les informations de CBC

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