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Un documentaire examine les récifs d’éponges siliceuses de la baie Howe

Une plongeuse sous l'eau, près d'un récif.

La bair Howe, un écosystème marin situé au nord de Vancouver, est reconnu comme un endroit unique où prospèrent des biohermes.

Photo : Moonless Oasis/Perpetuum Films

Radio-Canada

Un nouveau documentaire veut faire la lumière sur les récifs d’éponges siliceuses situés dans l'obscurité totale de la baie Howe, en Colombie-Britannique.

Les efforts pour les protéger des changements climatiques et de dommages causés par la pêche et les ancrages font l’objet du documentaire Moonless Oasis, présenté à CBC vendredi.

Les documentaristes suivent entre autres le plongeur d’expérience Hamish Tweed, qui doit descendre plus de 60 mètres dans les profondeurs de la baie pour apercevoir les récifs.

C'est la taille même du récif qui, je pense, est le plus surprenant, dit-il. C'est comme des collines d'éponges. Et juste ça, c'est incroyable.

Une oasis dans l’obscurité

Cet écosystème marin situé au nord de Vancouver est reconnu comme un endroit unique où prospèrent des biohermes, c’est-à-dire des masses rocheuses de type récifal construites par des organismes vivants, comme les éponges.

Lorsqu’elles meurent, leurs corps se durcissent dans la structure du récif.

Les biohermes fournissent de petits espaces dans lesquels d'autres créatures peuvent vivre, générant ainsi des écosystèmes riches.

Hamish Tweed et d'autres plongeurs se préparent à plonger à l'eau.

Le réalisateur de Moonless Oasis, Nate Slaco, veut mettre en évidence les efforts déployés pour protéger les récifs d'éponges.

Photo : Moonless Oasis/Perpetuum Films

S'assurer de les protéger

Hamish Tweed et ses collègues localisent les récifs à l’aide d’un équipement spécial.

Des 17 récifs d'éponges siliceuses connus dans la baie Howe, 10 sont désignés comme des refuges et sont protégés, explique l’écologiste marine d'Ocean Wise, Jessica Schultz.

Ces refuges ont été un levier important vers la reconnaissance de l'importance écologique et du caractère unique de ces récifs, et la prochaine étape de la conservation est de s'assurer qu'il y a surveillance, dit-elle.

La baie Howe est photographiée du sommet d'une montagne de Squamish par une journée sans nuage.

La pollution industrielle a diminué dans la baie Howe, en Colombie-Britannique, selon un rapport d'Ocean Wise, qui souligne toutefois la menace que posent les changements climatiques pour l'environnement marin.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Milette-Gagnon

Une diversité fragile

Les récifs sont un exemple des merveilles qui attendent toujours d'être découvertes et appréciées sous l'eau, où on estime que 90 % des espèces n'ont toujours pas été identifiées, dit Mme Schultz.

Elle note toutefois que, de manière générale, la diversité de l'océan est en train de se perdre.

Nous savons que des écosystèmes plus diversifiés sont bons pour la santé, la prospérité et les moyens de subsistance, il n'est donc pas exagéré de dire que chaque espèce compte, rappelle Mme Schultz.

Ce n'est pas un groupe de politiciens et de scientifiques qui a vraiment fait le gros du travail sur la conservation. Ce sont les membres de la communauté et les personnes qui y consacrent leur temps, dit-elle.

Avec les informations de Rafferty Baker

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