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L’Abitibi-Témiscamingue fait le pari de présenter un festival de cinéma devant public

Une banderole est installée sur le Théâtre du cuivre pour annoncer les dates du Festival.

Le Festival du cinéma international de l'Abitibi-Témiscamingue recevra le public au Théâtre du cuivre, à Rouyn-Noranda.

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Paquin

Radio-Canada

Le comité organisateur du 39e Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue (FCIAT) se lance le défi de présenter une édition devant public malgré la pandémie. Rouyn-Noranda, la ville hôte du Festival, est située dans une zone jaune, qui permet aux lieux culturels de recevoir le public.

Le président du FCIAT, Jacques Matte, tenait ardemment à ce que son festival, qui débute le 31 octobre, soit présenté devant un public plutôt qu’en ligne. Les réalisateurs travaillent des fois trois, quatre ans pour faire un film. […] Ils veulent voir la réaction des gens et c'est important, dit-il. Nous autres [le comité] c’est ce qu’on avait décidé au mois de septembre, de foncer dans cette direction-là, d’aller très peu sur le web, puis de garder le cap!

Le FCIAT fait donc figure d’exception alors que d’autres festivals au Québec et même dans le monde, se sont tournés vers une diffusion en ligne.

L'homme souriant regarde l'objectif.

Le président du FCIAT, Jacques Matte

Photo : Radio-Canada / Vanessa Limage

Mesures sanitaires

Plusieurs mesures ont été mises en place afin de respecter les règles sanitaires en vigueur. Dans le Théâtre du cuivre, où se déroule le FCIAT. Les jauges ont été réduites à 20 % pour respecter les règles de distanciation, le lavage des mains sera exigé à l’entrée et le port du masque sera obligatoire lors des déplacements des festivaliers.

Selon la directrice générale du festival, Émilie Villeneuve, le plus gros défi concerne l’accueil des invités, parce qu’ils n’arrivent pas tous d’une zone jaune. Il faut organiser autrement. Par exemple, les repas qui, plutôt que d’être pris dans les restaurants de la ville, vont être pris directement à l’hôtel. Il y a des adaptations comme ça parce que nos invités qui arrivent de régions rouges, eux, doivent garder en tête qu’ils amènent leur région avec eux, rappelle-t-elle. Les invités seront beaucoup moins nombreux cette année, près de 40, plutôt que 200 normalement.

La directrice générale est assise à son bureau avec un café.

Émilie Villeneuve est directrice générale du Festival du cinéma international de l'Abitibi-Témiscamingue.

Photo : Radio-Canada / Vanessa Limage

Des activités annulées

Plusieurs activités ont aussi été mises de côté pour éviter les attroupements et limiter les interactions, comme le traditionnel souper protocolaire d’ouverture. Le comité organisateur du FCIAT a travaillé en étroite collaboration avec la santé publique pour mettre sur pied le Festival cette année. Des suivis réguliers sont également prévus jusqu’à la fin des activités.

Accepter que les festivaliers soient beaucoup moins nombreux représente aussi un défi pour la directrice générale. Ça a été un défi de billetterie, mais c’est aussi un défi humain, d'accepter ça, affirme Émilie Villeneuve. C’est un peu cruel, en fait, à vivre. Mais je sais que les 150 personnes qui vont être dans la salle vont être aussi réceptives que quand il y en a 700. Puis, ça va faire du bien quand même d’être tous ensemble.

À l’instar du Festival de musique émergente (FME) en septembre dernier, le comité organisateur du FCIAT fait le pari qu’on peut tenir un événement culturel d’envergure avec le public tout en respectant les règles sanitaires en vigueur.

C’est le film québécois Le club Vinland, de Benoît Pilon, mettant en vedette Sébastien Ricard et Rémy Girard, qui ouvrira samedi le 39e Festival du cinéma. L’événement se termine le 5 novembre.

- Un texte de Vanessa Limage

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