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Malgré la pandémie et les revers, les revenus des GAFA résistent

Le confinement et la colère du monde politique n'ont pas eu de conséquences sur les résultats financiers des GAFA.

Une personne utilise un téléphone cellulaire devant un écran affichant les logos de Google, d'Apple, de Facebook et d'Amazon.

Les revenus des GAFA n'ont pas baissé, malgré la pandémie.

Photo : Getty Images / Damien Meyer

Agence France-Presse

Ni les pressions politiques, ni la pandémie, ni la baisse de la publicité n'ont eu de prise sur les résultats estivaux d'Alphabet (Google), d’Amazon et de Facebook, dont les revenus et bénéfices ont largement dépassé les attentes, même si Wall Street semblait espérer encore plus des géants technologiques.

Amazon est le grand gagnant des mesures de confinement, puisque l’entreprise a vu son chiffre d'affaires augmenter de 37 % et atteindre plus de 96 milliards de dollars au troisième trimestre.

Google et Facebook, les deux leaders mondiaux de la publicité numérique, ont aussi fait exploser les compteurs. Le géant de la recherche sur Internet a engrangé un chiffre d'affaires de 46,2 milliards de dollars, une hausse annuelle de 14 %, pour un bénéfice net de 11,2 milliards.

Le réseau social dominant a de son côté dégagé 7,85 milliards de bénéfice net, malgré un boycottage de la part de centaines de marques pendant l'été à cause des controverses autour de sa modération des contenus jugés problématiques.

Par ailleurs, le nombre d’utilisateurs et utilisatrices de ses différentes plateformes et messageries (Facebook, Instagram, Messenger et WhatsApp) a augmenté. Au 30 septembre, plus de 3,2 milliards de personnes fréquentaient au moins une fois par mois l'une de ses quatre applications.

Apple en baisse

Des quatre colosses, seulement Apple a vraiment obtenu des résultats décevants. Les ventes de téléphones intelligents ont ralenti au quatrième trimestre de son exercice décalé. Les ventes de iPhone sont en baisse de plus de 20 % par rapport à la même période l'an dernier.

Apple a en outre vu son chiffre d'affaires reculer de près de 30 % sur le plan annuel en Chine élargie (qui comprend Hong Kong et Taïwan), l'un des marchés cruciaux pour l'entreprise.

L'homme est sur scène, devant un gigantesque logo de son entreprise.

Le PDG d'Apple, Tim Cook, lors d'une présentation devant public.

Photo : The Associated Press / Jeff Chiu

Les premières réactions à nos tout nouveaux produits, surtout notre gamme d'iPhone avec la 5G, sont incroyablement positives, a tenté de rassurer le patron Tim Cook, au sujet des iPhone 12 lancés en octobre.

Des entreprises pointées du doigt

Toutefois, les quatre sociétés sont accusées par les autorités de la concurrence d'abus de position dominante sur leurs marchés respectifs, des réseaux sociaux aux plateformes de vente en ligne.

Le département de la Justice et 11 États américains ont d'ailleurs lancé des poursuites contre Google, et des enquêtes sont en cours contre les autres.

Mercredi, les patrons de Facebook, de Twitter et de YouTube ont fait face à des sénatrices et sénateurs américains en colère contre le pouvoir des plateformes et leur influence dans le débat public, à quelques jours des élections aux États-Unis, prévues le 3 novembre.

Un montage photo regroupant quatre images distinctes des quatre grands patrons des géants du web.

Jeff Bezos (Amazon), Tim Cook (Apple), Mark Zuckerberg (Facebook) et Sundar Pichai (Alphabet, maison mère de Google)

Photo : Getty Images

Les coups ont plu sur les entreprises californiennes, accusées aussi bien de censure par la droite, que de laxisme par la gauche, en termes de modération des contenus.

Ce sujet déchaîne les passions dans le contexte des tensions politiques actuelles, allant du mouvement Black Lives Matter aux nombreuses controverses sur la désinformation et les propos régulièrement incendiaires de Donald Trump en ligne.

Cependant, pour l'instant, la colère du monde politique et de nombreuses organisations ne s'est pas traduite en revers économiques, et ce, même pour Facebook, qui a pourtant subi en juillet un boycottage de centaines de marques, comme Adidas, Levi's ou Coca-Cola, mobilisées par des organisations inquiètes à l'égard de la propagation d'incitations à la violence ou à la haine.

Facebook a bien rebondi après le resserrement initial des dépenses publicitaires au début de la pandémie, quand les annonceurs ont retiré leurs campagnes de tous les médias pour revoir leur message ou réaliser des économies. Ils ont bien récupéré aussi du boycottage en juillet.

Debra Aho Williamson, analyste chez eMarketer

En 2021, on peut s'attendre à ce que plus d'annonceurs examinent de près leur dépendance à Facebook et se demandent si cet environnement est sûr pour leurs marques, a-t-elle ajouté. Toutefois, pour le moment, à l'approche de la saison des Fêtes, les chiffres de Facebook ont l'air très solides.

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