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L’expertise du Laboratoire pour la santé des animaux aquatiques au service du dépistage

Bureaux du gouvernement fédéral à Moncton.

Les bureaux du ministère fédéral des Pêches et des Océans, dans lesquels se trouve le Laboratoire pour la santé des animaux aquatiques, à Moncton.

Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc

Marie-Ève Brassard

Le Laboratoire pour la santé des animaux aquatiques du Centre des pêches du Golfe, situé dans les bureaux du ministère des Pêches et Océans (MPO), à Moncton, contribuera vraisemblablement à l’effort de guerre contre la COVID-19 en augmentant la capacité de dépistage à l'échelle nationale.

Le directeur général régional pour le MPO dans la région du Golfe, Serge Doucet, explique que le laboratoire de Moncton ne se mettrait à analyser des tests que si des provinces avaient une quantité de tests excédentaires qu’elles n’arrivaient pas à traiter.

Selon Nellie Gagné, habituellement chercheuse au laboratoire, cette possibilité se concrétisera.

Bien que l’on soit un laboratoire d’appoint, il semble qu’on aura des échantillons à tester, déclare la chercheuse, qui sera désormais superviseure technique des analyses de tests de la COVID-19.

Une réorganisation importante

La partie du laboratoire dont l’expertise est réquisitionnée par l’agence fédérale compte normalement 13 employés, mais l’équipe a pris de l’expansion : elle est maintenant constituée d’une cinquantaine de personnes.

Ce recrutement était plus que nécessaire puisque, la santé publique s’attend à ce que le laboratoire ait la capacité d’analyser 1000 échantillons par jour, comparativement à moins d'une trentaine avant la pandémie.

Afin d'accueillir le nouveau personnel et de bonifier la capacité de traitement, une réorganisation physique et organisationnelle importante a eu lieu.

L’information arrivait à toute vitesse, donc on s’est adapté très rapidement au fur et à mesure qu’on a compris notre nouveau mandat, raconte la chercheuse, en ajoutant que les préparatifs ont nécessité de gros efforts et une grosse équipe.

Des tâches similaires

À première vue, la santé des animaux aquatiques et le coronavirus sont des sujets très différents, mais Nellie Gagné assure que les tâches que son équipe effectuait et celles qu’elle sera appelée à accomplir sont, somme toute, similaires.

Quand on détecte la présence d’un virus chez un poisson – parce que les poissons, comme les humains, sont affectés par des virus – donc quand on détecte la présence d’un virus, on utilise exactement les mêmes techniques. Donc c’est très similaire au niveau des procédés pour faire la détection. Dans ce cas-ci, l’échantillon est tout simplement un liquide dans lequel l’écouvillon nasal a été mis, explique-t-elle.

Les employés réaffectés ont aussi bénéficié d’une formation ponctuée d’examens, offerte à distance par le laboratoire national de microbiologie du Canada, afin de s’assurer de leur savoir-faire.

Aucune interruption dans les services de prévue, selon le MPO

Le Système de laboratoire national pour la santé des animaux aquatiques compte trois laboratoires au total, incluant celui de Moncton.

Serge Doucet, directeur général régional pour Pêches et Océans Canada dans la région du Golfe du Saint-Laurent.

Serge Doucet, directeur général régional pour Pêches et Océans Canada dans la région du golfe du Saint-Laurent (archives).

Photo : Radio-Canada

Serge Doucet avance que les activités qui devront être mises de côté au profit de l’analyse de tests de dépistage seront délocalisées dans un des deux autres laboratoires du système, situés en Colombie-Britannique et au Manitoba. On prévoit aucune interruption de nos services ou dans le travail qu’on fait, décrète M. Doucet.

Un choix stratégique

Le Laboratoire pour la santé des animaux aquatiques du Centre des pêches du Golfe n’est pas la seule installation fédérale au pays à s’être transformé en raison de la pandémie.

Il fait partie des cinq laboratoires fédéraux actuellement accrédités et utilisés par la santé publique pour augmenter la capacité de dépistage au pays. Ces endroits ont été choisis de façon stratégique, affirme l’agence.

Les laboratoires du gouvernement du Canada qui fourniront une aide d’appoint au dépistage

  • Vancouver (Colombie‑Britannique) – Environnement et Changement climatique Canada
  • Lethbridge (Alberta) – Agence canadienne d’inspection des aliments
  • Guelph (Ontario) – Agence de la santé publique du Canada
  • Ottawa (Ontario) — Agence canadienne d’inspection des aliments
  • Moncton (Nouveau‑Brunswick) – Pêches et Océans Canada

Dans un courriel, elle explique que la réalisation d’analyses en laboratoire dans chaque région raccourcit les délais d’obtention des résultats, car il faut beaucoup moins de temps pour transporter les échantillons. Plus les délais sont courts, plus la recherche des contacts et l’intervention en santé publique peuvent se faire rapidement.

Le laboratoire de Moncton pourrait recevoir les premiers échantillons à analyser dès le début du mois de novembre.

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