•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les centres de soins de longue durée ne sont plus une option pour certains aînés

La façade et l'enseigne d'un foyer pour aînés.

Anson Place Care Centre, à Hagersville en Ontario, est propriété de Rykka Care Centres.

Photo : Radio-Canada / Evan Tsuyoshi Mitsui/CBC News

Radio-Canada

Dans l’état actuel, de nombreuses personnes âgées sont réticentes à l’idée de se rendre dans un centre de soins de longue durée.

C’est le cas de Gérard Lafrenière. 

C'est comme si on entreposait les vieux au lieu de les inviter à vivre dans une communauté, dit-il.

Ce dernier souhaite reporter autant que possible un éventuel déménagement vers un centre de soins de longue durée. Il va jusqu’à dire qu’il espère mourir avant de devoir s’y rendre. L’un des enjeux qui le préoccupe est la solitude et le manque d’interactions avec d’autres personnes.

Il faut inventer un système où la dimension sociale prend une plus grande place que simplement le soutien physique, dit M. Lafrenière

Les souhaits exprimés par M. Lafrenière se rapprochent de ce que pense aussi Martine Lagacé, professeure à l'Université d'Ottawa et spécialiste du vieillissement et de la communication intergénérationnelle.

Elle explique que vivre devrait être au coeur des préoccupations des centres de soins de longue durée. C’est d’ailleurs déjà le cas dans plusieurs pays dont des pays scandinaves : le Danemark et les Pays-Bas. On y retrouve des modèles qui permettent aux résidents de centres de soins de longue durée de contribuer et de participer plus activement à leur communauté. 

Leur mode de soins est basé sur la participation et la capacité de prise de décisions de la personne âgée. Ils font beaucoup d'études sur la question du logement intergénérationnel et ça, je pense que ça commence à émerger aussi en Amérique du Nord explique Mme Lagacé.

Il existe au Canada des modèles différents pour les personnes âgées, mais ils restent rares. En Colombie-Britannique, par exemple, le Village Langley est un complexe aménagé comme un quartier pour des résidents atteints de la maladie d’Alzheimer ou de démence.

La colocation intergénérationnelle a déjà fait ses preuves dans plusieurs villes ontariennes, comme Toronto ou Hamilton. Elle permet à des personnes âgées de rester chez elles, tout en ayant quelqu’un à la maison qui peut les aider dans certaines tâches du quotidien, comme le ménage. 

Pour Mme Lagacé, au-delà de repenser les centres de soins, c’est notre relation à vieillir qu’elle qualifie de construction sociale, qu’il faut aussi revoir. 

Il y a une réflexion urgente à faire par rapport à notre lien qu’on entretient par rapport au vieillissement ou vieillir, notre rapport aux personnes âgées.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !