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Dalhousie ne veut pas de l’Apollo

Le traversier amarré à un quai.

L'ancien traversier Apollo est amarré au port de Québec et il est destiné à la ferraille. Son propriétaire espère le démanteler à Dalhousie, mais les autorités locales s'y opposent.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

S’il n’en tenait qu’aux autorités locales à Dalhousie, au Nouveau-Brunswick, le projet de récupération des métaux de l’ancien traversier Apollo ne serait pas réalisé dans la région.

L'Apollo a souvent fait les manchettes au Québec ces dernières années. Le traversier, qui a brièvement effectué la liaison entre Matane et la Côte-Nord, est à Québec à l’heure actuelle. Malgré des investissements de plus de 5 millions de dollars par le gouvernement québécois, l'Apollo est destiné à la ferraille.

L'entreprise Dalhousie Marine Recyclers, propriété de René Renault, l’a acheté cette semaine pour la somme symbolique de 1 $.

[Mercredi] pendant que j'étais à l'ouvrage, j'ai reçu un appel de M. René Renault en disant que le bateau s'en vient la semaine prochaine accoster au port de mer de Dalhousie pour être démantelé, affirme le maire de Dalhousie, Normand Pelletier.

Le hic, c'est que l'entreprise n'a pas la permission d'amener le navire au port, selon le PDG du port de Dalhousie, Chris Cochran, parce qu'aucune entente n'est conclue.

Chris Cochrane dit avoir informé l’entrepreneur à plusieurs reprises que le bateau ne pourra accoster au port que s'il a en main les preuves que toutes les lois et les règlements provinciaux et fédéraux sont suivis à la lettre. Cela n'a toujours pas été fait jusqu'à présent.

Il faut qu'on ait tous les permis de l'Environnement, de Transports Canada. il y a plusieurs étapes qui doivent être acheminées avant que tu puisses commencer à faire quoi que ce soit, souligne le maire Pelletier.

Normand Pelletier interviewé par vidéoconférence.

La collectivité ne veut rien savoir de cet ancien traversier, explique le maire de Dalhousie, Normand Pelletier.

Photo : Radio-Canada

L'entreprise doit remorquer l'Apollo de son port d'attache au plus tard le 2 novembre. Qu'arrivera-t-il si elle poursuit ses intentions de l'amener à Dalhousie?

Ce n'est pas vrai qu'il va accoster au port de Dalhousie. Ils ne veulent rien savoir de ce traversier-là, lance Normand Pelletier.

Personne ne va faire de la belle baie des Chaleurs un cimetière de rafiots, conclut le PDG du port, même si un regain d'activité économique serait bienvenu dans la région.

Il n’a pas été possible d'obtenir des commentaires de René Renault.

Avec les renseignements de Serge Bouchard

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