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Le fondateur de Facebook craint des émeutes après les élections américaines

À Washington, des immeubles ont été barricadés en prévision de manifestations à la suite des élections.

Mark Zuckerberg à la conférence sur la sécurité à Berlin, en Allemagne, en février.

« La semaine prochaine va être un test pour Facebook », convient le patron du réseau social, Mark Zuckerberg.

Photo : Reuters / ANDREAS GEBERT

Agence France-Presse

Le patron de Facebook Mark Zuckerberg s'inquiète de possibles violences dans la foulée des élections américaines le 3 novembre, a-t-il indiqué jeudi à l'approche d'un scrutin sous haute tension politique, en forme de test pour le réseau social.

Je suis inquiet qu'il y ait un risque de troubles civils dans tout le pays, alors que notre nation est si divisée et que les résultats électoraux prendront possiblement des jours ou des semaines à être finalisés.

Mark Zuckerberg

Avec la pandémie, et la mobilisation des électeurs pour ou contre Donald Trump, le vote par correspondance explose, faisant craindre que le décompte ne prenne plus de temps que d'ordinaire.

Étant données ces circonstances, des entreprises comme la nôtre doivent en faire plus que jamais auparavant pour protéger la confiance dans le processus électoral et empêcher que les plateformes ne servent à proclamer la victoire avant l'heure ou à appeler à des violences dans la rue.

Mark Zuckerberg a rappelé une partie des garde-fous mis en place, comme l'interdiction de toutes les publicités sur des sujets de société ou de politique, sur ses plateformes aux États-Unis, à la fermeture des bureaux de vote, pour réduire les risques de confusion ou d'abus le temps qu'il faudra.

Un test

La semaine prochaine va être un test pour Facebook, a-t-il reconnu, ayant à cœur de prouver que son entreprise a vraiment tiré les leçons de 2016. Des campagnes de désinformation massive, dont certaines pilotées depuis la Russie, s'étaient alors servi des réseaux sociaux pour diffuser leur propagande à grande échelle et de façon ciblée.

Cette semaine, l'interdiction des nouvelles publicités politiques pendant les sept derniers jours de campagne a été marquée par des cafouillages.

Facebook a été accusé d'avoir laissé passer des annonces de la campagne de Trump visant des États américains clés, prétendant que le jour des élections était mardi dernier.

Les propos de son patron interviennent alors que Walmart a décidé de retirer provisoirement les armes et munitions de ses rayons.

Le géant américain du commerce de détail a pris cette précaution après des manifestations violentes à Philadelphie et dans le contexte des tensions politiques qui ont dégénéré à plusieurs reprises depuis des mois, notamment lors de manifestations liées aux mouvements Black Lives Matter.

Dans le centre de Washington, de nombreux immeubles ont commencé mercredi à barricader portes et vitrines de plaques de contreplaqué en prévision de manifestations suivant la soirée électorale.

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