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Un vaccin contre la COVID-19 développé en Mauricie

Des chercheurs manipulent des échantillons.

Yves Hurtubise, président de Biotechnologies Ulysse, travaille avec son équipe au développement d'un vaccin à base de probiotiques.

Photo : Radio-Canada / Yoann Dénécé

Radio-Canada

Depuis avril, Biotechnologies Ulysse travaille à développer un vaccin à base de probiotiques dans son laboratoire de Trois-Rivières. Le vaccin entrera dans la phase de tests précliniques d’ici quelques jours. S’ils s’avèrent concluants, des tests sur les humains pourraient avoir lieu en janvier prochain.

Le président de Biotechnologies Ulysse, Yves Hurtubise, a eu l’idée d’appliquer sur des humains, et la COVID-19, un type de vaccin à base de probiotiques développé habituellement pour les animaux. Le principe sur papier est bon, ce n’est pas une lubie de chercheur, assure-t-il.

Un leurre pour le virus

La COVID-19, après avoir reconnu une cellule grâce à ses récepteurs, ses spicules, s'attache aux cellules pour infecter le corps. À ce moment, explique Yves Hurtubise, il est déjà trop tard: le virus s’attaque aux systèmes respiratoires et digestifs.

On utilise la même stratégie que le virus.

Yves Hurtubise, président de Biotechnologies Ulysse

L’objectif du chercheur est que le virus reconnaisse les bactéries contenues dans les probiotiques. Un piège, puisque le virus ne peut physiquement y entrer. De cette façon-là, le corps va avoir détecté le spicule et va se dire, "Ah, mon Dieu! je suis infecté par un virus de type COVID-19." et va se mettre à produire des anticorps, précise M. Hurtubise.

Un chercheur manipule des échantillons.

Les chercheurs de Biotechonologies Ulysse développent un vaccin à base de probiotiques.

Photo : Radio-Canada / Yoann Dénécé

Des recherches avec 20 000 $ en poches

L’entreprise Biotechnologies Ulysse développe principalement une variété de probiotiques destinés aux plantes. De même que pour les humains qui prennent des probiotiques pour mieux digérer, les bactéries aident les plantes à mieux assimiler les nutriments dans le sol.

Loin de leur expertise habituelle, le projet a été développé grâce à une subvention de 20 000 $ de la Ville de Trois-Rivières. L’entreprise s’associera avec des spécialistes en virologie pour les essais cliniques. On s’entend que c’est des millions et des millions et on s’entend que Biotechnologies Ulysse, même avec ses partenaires, on n’a pas ces moyens financiers là, précise Yves Hurtubise.

Le chercheur est fier que sa petite entreprise joue dans la cour des grandes compagnies pharmaceutiques. Si la prémisse scientifique est logique, rien ne garantissait que l’expérience serait concluante.

Finalement quand j’ai vu ça, je ne me pouvais plus. On m’a entendu dans le couloir, raconte Yves Hurtubise avec le sourire.

D'après le reportage de Jean-Philippe Nadeau

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