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COVID-19 : l'Union européenne finance le transfert de patients entre pays

L'Union européenne (UE) mise aussi sur une campagne massive de tests en y consacrant 100 millions d’euros.

Ursula von der Leyen et Charles Michel devant des lutrins.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, Charles Michel, à l'issue de la réunion virtuelle des Vingt-Sept consacrée à la COVID-19

Photo : pool/afp via getty images / OLIVIER HOSLET

Agence France-Presse

L'UE mobilisera 220 millions d'euros (340 millions de dollars) pour financer des transferts de patients atteints de la COVID-19 d'un pays à l'autre, afin de soulager les hôpitaux surchargés par la deuxième vague de la pandémie, a annoncé jeudi la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

Pour faciliter ces transferts, les États doivent partager des données exactes et en temps réel au moyen d'une plateforme mise en place au niveau européen, a-t-elle indiqué au cours d'une conférence de presse à l'issue d'un sommet en visioconférence réunissant les Vingt-Sept.

Le bon usage des fonds exige d'avoir une bonne information, a-t-elle souligné. Ces données, réunies à partir du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, recenseront les capacités en unités de soins intensifs.

Aux prises avec une flambée des contaminations partout sur le continent, les chefs d'État et de gouvernement ont été appelés par Bruxelles à mieux coordonner leurs réponses sanitaires.

Nous allons lancer une plateforme pour réunir les experts qui apportent leurs conseils aux gouvernements nationaux, afin de partager les meilleures pratiques, d'harmoniser les recommandations scientifiques et d'éviter d'envoyer des messages contradictoires, a insisté Mme von der Leyen.

Elle a appelé à renforcer l'interopérabilité des applications de traçage nationales : trois ont déjà été connectées au système passerelle établi par Bruxelles en vue de les relier entre elles, et 19 applications devraient suivre. Cinquante millions d'Européens ont déjà téléchargé de tels programmes.

Autre priorité discutée lors du sommet virtuel : la liberté de circulation, mise à mal au printemps, au début de la pandémie.

Maintenir les frontières ouvertes

La chancelière allemande Angela Merkel a appelé ses homologues à ne pas refermer leurs frontières. Pour l'Allemagne, pays au milieu de l'Europe, il est important que les frontières restent ouvertes, que l'économie continue de fonctionner et que nous combattions la pandémie de concert, a-t-elle déclaré, selon un communiqué de Berlin.

Nous avons tiré les leçons de la première vague, quand le réflexe du début de la crise avait été de fermer les frontières, a indiqué devant la presse le président du Conseil européen, Charles Michel.

Aux frontières intraeuropéennes, Bruxelles propose que les voies réservées pour le transport de marchandises, jusqu'alors limitées au fret routier, s'étendent aux transports ferroviaires, aériens et fluviaux. C'est une bonne avancée pour protéger le marché unique, a commenté Ursula von der Leyen.

La Commission entend également faciliter les voyages indispensables en mettant en place d'ici la fin de l'année un formulaire européen unique. Elle appelle à harmoniser les règles de quarantaine, comme la reconnaissance mutuelle des tests.

Les dirigeants européens se sont aussi entendus pour mieux coordonner leurs stratégies vaccinales. Mme von der Leyen a signalé que les futurs vaccins seraient disponibles pour tous les États en même temps et aux mêmes conditions, en fonction de la taille de leur population.

Pour ce faire, la Commission demande aux États de fournir leurs plans nationaux pour qu'elle s'assure que les infrastructures nécessaires sont bien prévues.

En attendant les vaccins, l'Union européenne mise sur une campagne massive de tests, grâce à la généralisation de nouveaux tests rapides. Cent millions d'euros (155 millions de dollars) ont été prévus par l'UE pour acheter et acheminer ces tests dits antigéniques.

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