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Bond spectaculaire des ventes de maisons en Estrie

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Une pancarte devant une maison vendue.

Depuis le début de la pandémie, les propriétés se font de plus en plus rares et se vendent en un temps record en Estrie.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Depuis le début de la pandémie, les propriétés se font de plus en plus rares et se vendent en un temps record sur le marché immobilier de l’Estrie, créant par la même occasion un phénomène de surenchère quasiment inédit dans la région.

Les ventes de propriétés ont augmenté de 63 % au cours du dernier trimestre comparativement à la même période l’an passé, selon les chiffres de la firme Centris. Pour l’ensemble du Québec, on note une hausse de 49 % pour cette même période.

Cette augmentation, c’est un peu du rattrapage, parce qu’on a été fermés deux mois au printemps, fait savoir David Bourgon, président de la Chambre immobilière de l'Estrie et du Centre-du-Québec.

L'augmentation, si on la prend sur 12 mois, est moins spectaculaire. On parle de 15 % d'augmentation des ventes. Ce qui est quand même une nette augmentation, parce qu'habituellement on augmente de 2 à 3 % par année, poursuit-il.

Peu de maisons à vendre

Le problème actuellement serait le faible nombre de propriétés à vendre, d’après David Bourgon. Il y a à peu près 35 % moins de propriétés à vendre cette année qu'il y en avait l'an dernier à pareille date, souligne-t-il.

D’ailleurs, ce déséquilibre entre la forte demande et le peu d'offres sur le marché crée une guerre de la surenchère, selon la courtière immobilière Kassidy Davey, également propriétaire de l’agence Lafleur-Davey, à Sherbrooke.

C’est vraiment exceptionnel ce qu’on vit depuis le mois de mai, quand on a pu recommencer à travailler plus normalement. [...] Autant d’augmentation de ventes, on n’a jamais vu ça, même après la récession de 2008.

Kassidy Davey, également propriétaire de l’agence Lafleur-Davey, à Sherbrooke

Pour cette dernière, les affaires sont bonnes depuis le déconfinement au début du printemps. Comparativement à l’année dernière, la courtière a vu ses ventes augmenter de 62 %. Dès qu’on sort une propriété, surtout sous la barre des 500 000 $, [...] on va voir pratiquement une maison sur deux qui va se vendre en situation d’offre multiple, précise-t-elle.

Des surenchères de plusieurs dizaines de milliers de dollars

Certains de ses acheteurs ont même offert jusqu’à 40 000 $ au-dessus du prix demandé pour avoir la garantie d’avoir la propriété. Un engouement dont a pu bénéficier Solange Desruisseaux Dion, qui a récemment mis en vente sa maison unifamiliale, à Magog.

Une femme lors d'une entrevue.

Solange Desruisseaux Dion a récemment mis en vente sa maison unifamiliale, à Magog.

Photo : Radio-Canada

Alors qu’elle avait affiché sa maison au prix de vente de 439 000 $, elle a pu en retirer 25 000 $ de plus. La vente s'est d’ailleurs conclue en une fin de semaine. Aussitôt affichées, les visites se sont succédé.

La vente s’est conclue en trois janvier. Les visites se sont faites le vendredi soir, le samedi et le dimanche. Finalement, il y en a eu 18. Le lundi, il y avait déjà quatre offres d'achat. Disons que c’est assez intense, lance-t-elle.

S’il fallait que je m’achète une maison, je la trouverais moins drôle.

Solange Desruisseaux Dion

Devant ce marché défavorable aux acheteurs, l'Association coopérative d'économie familiale de l'Estrie (ACEF Estrie) a quelques conseils pour les acheteurs. On leur suggère notamment de bien faire leur budget, de voir quelle somme ils sont capables de mettre et de ne pas se fier à la préautorisation de la banque, qui par expérience est souvent très élevée.

L'autre chose, même si vous voulez beaucoup acheter la maison, ne sautez pas l'étape de l'inspection préachat, pour ne pas vous ramasser avec une maison que vous avez payée cher et qui a un vice. Et aussi, magasinez bien l'inspecteur, recommande Sylvie Bonin, coordonnatrice de l’ACEF Estrie.

Avec les informations de Marie-Hélène Rousseau

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