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Après 5 années mouvementées, Gilles Lanteigne défend son bilan

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Gilles Lanteigne en point de presse.

Gilles Lanteigne en 2019.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Radio-Canada

À ses dernières heures comme président-directeur général du Réseau de santé Vitalité, Gilles Lanteigne a défendu jeudi son bilan des cinq dernières années, et a réitéré la pertinence, à son avis, d’une révision « de fond en comble » de la manière dont les services de santé sont offerts au Nouveau-Brunswick.

Le 10 août 2015, le Néo-Brunswickois Gilles Lanteigne, titulaire d’un doctorat en gestion de la santé publique, prenait la tête du Réseau de santé Vitalité. L’offre de soins de santé dans les communautés francophones du Nouveau-Brunswick s’est améliorée depuis, soutient-il aujourd’hui.

À mon avis, il y a eu des améliorations importantes, majeures et transversales au niveau de l'organisation, et cela malgré les contraintes que l'on vit quotidiennement au niveau des ressources humaines, a dit M. Lanteigne jeudi, dans une entrevue au Téléjournal Acadie.

Le fonctionnement de Vitalité est désormais celui d’un véritable réseau, plutôt que ses composantes, affirme-t-il. Il retient surtout un virage vers la qualité et la sécurité des soins aux patients et à leur famille.

Critiques et dossiers controversés

Sa direction n'a pas été épargnée par les controverses. Moins d’un an après son entrée en fonctions, il s’avouait surpris par la virulence des critiques à l’endroit de son style de gestion. Plus récemment, on retiendra le rapport accablant sur les multiples cas de mauvais traitements au Centre hospitalier Restigouche (CHR).

Le CHR, c'est un dossier que ça fait plusieurs années qui est en cours, a dit M. Lanteigne jeudi. Je dois dire que, en toute humilité, c'est l'équipe de Vitalité qui a vraiment mis ça sur les rails en dénonçant la situation, en allant avant le rapport de l'ombudsman [...] parce que c'est une situation qu'on ne pouvait pas endurer. Et finalement, même si on ne s'est pas entendu sur les façons de faire, on s'entendait sur les objectifs et les buts avec l'ombudsman. Là-dessus, il y a une partie du crédit qui revient à l'équipe de Vitalité.

Le système a besoin d'être modernisé et transformé

Au début de 2020, le gouvernement Higgs annonçait, puis annulait la fermeture des urgences de nuit de six hôpitaux. Sans s’exprimer directement sur cette controverse, Gilles Lanteigne réitère que des changements seront nécessaires.

Le système a besoin d'être modernisé et transformé, déclare-t-il. Depuis 2016, on a soumis au ministère et au gouvernement des options pour moderniser les services pour refléter les besoins changeants des populations.

Les congestions des hôpitaux, les congestions des urgences, poursuit-il, il y a vraiment un besoin de revoir de fond en comble comment on donne des services et qu'on fasse cette transformation avec les communautés.

Il ne s’attend pas à ce que cette tâche s’effectue sans heurts.

Les controverses, elles existent. Il n’y a pas une réforme qui s'est faite sans controverse, au Nouveau-Brunswick ou ailleurs au Canada.

Gilles Lanteigne, ex-pgd du Réseau de santé Vitalité

Gilles Lanteigne, qui avait annoncé en avril son départ à la retraite, dit avoir maintenu de belles relations avec les gens au fil des années.

Ce que j'ai voulu faire aussi, c'est amener le débat sur les idées et dans le respect des individus, soutient-il. Malheureusement, parfois, dans le feu de l'action, il y a certaines communautés qui ont voulu attaquer l'individu qu'est Gilles Lanteigne plutôt que les idées. J'espère qu'ensemble on va être capables de mûrir et de passer à d'autres choses, et revoir c'est quoi les idées, qu'on ait des débats qui peuvent être un peu plus profonds que dire : on veut la démission d'un tel ou d'un tel. Ça, c'est vraiment stérile et ce n’est pas quelque chose qui contribue à l'avancement.

Gilles Lanteigne à l'extérieur vêtu d'un manteau d'hiver, devant un édifice.

Gilles Lanteigne le 21 novembre 2019.

Photo : Radio-Canada

L’ex-pdg conclut en vantant les résultats en termes de liste d’attente, de fonctionnement et de cheminement des patients.

Je pense qu'on est rendu reconnu de plus en plus comme des leaders, on est des interlocuteurs respectés à Fredericton, dit M. Lanteigne. Les gens vont réaliser que le Réseau de santé Vitalité a fait un grand bout de chemin avec des contraintes importantes, mais c'est loin d'être fini.

On ignore toujours qui sera le prochain président-directeur général du Réseau de santé Vitalité. Le premier ministre Blaine Higgs disait jeudi que le successeur de M. Lanteigne n’avait pas encore été choisi.

D'après les renseignements de Marie-Hélène Lange

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