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La pandémie génère du stress en milieu universitaire

Un étudiant lors d'un examen.

La phase 1 de l'étude permet de conclure que les étudiants vivent plus de manifestations de trouble de stress post-traumatique que les employés.

Photo : iStock

Radio-Canada

L’actuelle pandémie est à l’origine d'une source de stress non négligeable en milieu universitaire. Près de 10 % des étudiants et des employés ont, dans les derniers mois, songé au suicide.

Voilà les conclusions d’une étude initiée par un groupe de chercheurs de l'Université du Québec à Chicoutimi à laquelle ont participé 2700 étudiants et employés du Réseau de l'Université du Québec. La démarche s'intéressait aux conséquences de la pandémie sur leur santé globale.

La quasi-totalité des répondants, soit 80 %, qualifie la pandémie de COVID-19 d'élément stressant. Près des deux tiers des répondants présentent au moins un problème de santé psychologique.

Près de la moitié des 2700 répondants dit vivre d'importantes manifestations dépressives (47 %), de l’anxiété (45 %) et de la détresse psychologique (42 %) alors que près du tiers indique avoir vécu d'importants symptômes de stress post-traumatique. Cette vulnérabilité psychologique est plus importante chez les étudiants que les employés.

Évidemment, ce sont des données qui sont auto-rapportées. On ne peut pas parler de personnes diagnostiquées. Ces données signifient que la pandémie est un stress hors du commun, en fait, un stress qui peut être considéré comme un événement potentiellement traumatique, un événement traumatisant pour les personnes. On s’attendait dans notre étude à trouver des données à propos de la détresse psychologique, à voir des manifestations anxieuses et dépressives, peut-être pas de façon aussi importante. Mais la donnée sur le stress traumatique est importante, explique Christiane Bergeron-Leclerc, chercheuse à l'UQAC.

Le risque de contamination à la COVID-19 et la conciliation travail-famille figurent parmi les préoccupations des participants. Il y a cette crainte d’être contaminé, de contaminer les proches, ça fait partie des craintes exprimées. Ce qui peut être une source de stress, c’est la conciliation travail-famille. Donc, cette impression que la vie professionnelle a un impact important dans la vie familiale peut faire partie des sources de stress, ajoute Mme Bergeron-Leclerc.

La phase deux de la recherche permettra de suivre l'évolution de l'état de santé des étudiants et des employés.

D'après les informations de Gabrielle Morissette

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