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Pas de télétravail à temps plein à la direction de santé publique de Lanaudière

Cette situation inquiète des employés.

Une femme de dos assise devant un ordinateur.

Dans d'autres directions de santé publique du Grand Montréal, la proportion d'employés en télétravail se situe entre 70 et 90 %.

Photo : Radio-Canada / Pierre-Paul Couture

Aucun employé de la direction de santé publique du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Lanaudière ne travaille à temps plein de son domicile, une situation qui en inquiète plusieurs. Ailleurs dans la région de Montréal, jusqu’à 90 % du personnel de la santé publique fait du télétravail.

Les directions de santé publique (DSP) de partout au Québec sont engagées depuis des semaines dans une course contre la montre afin de retracer l’entourage de chaque nouveau cas confirmé de COVID-19, en particulier lors d’éclosions.

Le dépistage, tout comme les enquêtes, c’est le nerf de la guerre, a déjà dit le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé.

Or, Radio-Canada a appris que la plupart des employés de la DSP du CISSS de Lanaudière travaillent du bureau, ce qui inquiète bien des employés.

Une proportion de ces intervenants sont des femmes enceintes ou des personnes immunosupprimées, écrit un membre du personnel qui préfère ne pas dévoiler son identité, par crainte de représailles. Je suis très inquiet [...] si une éclosion survient; la DSP va perdre beaucoup d'intervenants qui sont dédiés à la COVID.

À la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) du CISSS de Lanaudière, l’agent syndical Patrice Morneau indique qu'une vingtaine de personnes aux enquêtes COVID peuvent se retrouver en même temps dans le même local. En dépit des Plexiglas et de la distanciation de deux mètres, une éclosion pourrait survenir. Il y a eu un cas positif y a deux semaines.

Quand on parle aux membres, on se rend compte que bien des gens habitent en zone rouge, ajoute-t-il.

La cheffe du service des communications du CISSS, Solie Masse, indique pour sa part par écrit que sur les 163 employés habituels, aucun employé n’est en télétravail à temps complet. Un certain nombre d'entre eux ont adhéré, à temps partiel, à cette façon de travailler. Selon le titre d'emploi, cela varie quotidiennement; un horaire est fait à cet effet, précise-t-elle, ajoutant qu’aucune éclosion n’est survenue à ce jour à la direction de santé publique.

La région de Lanaudière est passée entièrement en zone rouge cette semaine.

Plus de 70 % en télétravail à Montréal, à Laval et en Montérégie

Pourtant, à Montréal, le porte-parole de la DSP, Jean-Nicolas Aubé, indique que 70 % des 380 permanents sont en télétravail et que 90 % des 350 temporaires le sont également. Nous faisons tout en notre pouvoir pour éviter une éclosion, ajoute-t-il.

À la DSP de Laval, ce sont 80 % des 165 employés qui font du télétravail à temps plein, tandis que 20 % ont adopté cette formule à temps partiel.

En Montérégie, plus de 90 % des employés (temps complet et temps partiel) sont en télétravail, alors que dans les Laurentides, la majorité l’est.

Aucune éclosion n’a été constatée jusqu’à présent dans ces DSP.

Le premier ministre Legault a suggéré à plusieurs reprises, ces dernières semaines, de privilégier le télétravail. Chaque employeur a une responsabilité, a-t-il rappelé lundi. On demande aux employeurs le plus possible d’avoir leurs employés à la maison en télétravail.

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