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Mathieu Bilodeau, le méconnu marcheur olympique de Québec

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Le Canadien Mathieu Bilodeau à l'épreuve de marche 50 km à Rio

Le Canadien Mathieu Bilodeau à l'épreuve de marche 50 km à Rio

Photo : Getty Images / Bryn Lennon

Olympien méconnu dans sa ville natale, Mathieu Bilodeau rentre au bercail. Après 10 ans en Alberta, le marcheur de calibre international est récemment revenu s’installer à Québec pour se consacrer entièrement au sport qui l’a mené à Rio, en 2016.

Triathlon, ski de fond, vélo de montagne, Bilodeau a eu du succès dans plusieurs disciplines avant de s’arrêter sur la marche. Un sport encore trop méconnu, estime-t-il, et parfois incompris.

L’athlète de 36 ans a commencé à s'entraîner à la marche à peine deux ans avant de participer à l’épreuve de 50 km des Jeux olympiques de Rio, en 2016, durant laquelle il avait été victime d’un coup de chaleur. Une progression fulgurante qui s’est poursuivie pour le mener à une 13e place lors des Mondiaux de Doha, en 2019.

Ce n’est toutefois que depuis janvier dernier que Mathieu Bilodeau se consacre entièrement à la marche en dehors de sa profession de comptable.

Je courais, je faisais du vélo, du ski de fond. Je m’éparpillais partout. Je pense que c’était une façon de dire que j’étais bon dans d’autres sports aussi. Je me suis dit que ça n’avait pas de sens. J’étais en train de me blesser. Je n’étais pas spécifique dans mon sport.

Un entraînement plus sérieux

C’est notamment sa bonne performance à Doha qui l’a forcé à réévaluer ses choix sportifs. Puis sa conjointe et lui songeaient sérieusement à se rapprocher de leurs familles après plusieurs années passées à Calgary et Canmore.

Mathieu Bilodeau a ainsi fait d'une pierre deux coups en revenant à Québec. Il s’entraîne désormais sous la tutelle de Félix-Antoine Lapointe, l’entraîneur de longue date du coureur Charles Philibert-Thiboutot, qui était lui aussi aux Jeux de Rio. Un autre changement pour Bilodeau qui était jusqu’à maintenant supervisé à distance par un bon ami pour son entraînement physique.

Je pense que Félix me donne un oeil extérieur. Je n’ai jamais eu quelqu’un de près qui me voit, qui peut me le dire quand j’ai l’air fatigué et que je devrais sauter une séance d’entraînement.

Mathieu Bilodeau, coureur athlétique

À moins d’un an des Jeux d’été de Rio, il a bon espoir que ces changements portent fruit, lui qui est pratiquement déjà qualifié pour la compétition en raison de son rang mondial. D’ici là, il profite des dernières semaines avant que les rues soient recouvertes de neige pour sillonner Québec à la marche.

Un chemin ouvert par Marcel Jobin

La foulée des marcheurs de compétition étant singulière, avec un certain dandinement, ses entraînements attirent généralement des regards curieux, parfois moqueurs. Mathieu Bilodeau en a l’habitude. Mais la situation n’est plus celle que vivait le célèbre Marcel Jobin dans sa préparation pour les Jeux de Montréal, en 1976.

À l’époque, le marcheur de La Tuque se faisait régulièrement insulter dans la rue et qualifier de fou en pyjama.

À Québec, ce sont davantage des encouragements que reçoit Mathieu Bilodeau depuis son arrivée. Reste à connaître du succès aux prochains Jeux olympiques pour démocratiser encore plus son sport dans sa ville natale, espère-t-il.

Avec les informations de Jean-Philippe Martin

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