•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Ruée vers les équipements de sports d’hiver

Des skis de fond posés sur un support au Club Mouski, à Sainte-Blandine.

Certains magasins rapportent qu'ils ne savent pas s'ils pourront répondre à la forte demande pour les équipements de sports d'hiver comme le ski de fond.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Si le printemps dernier a été le théâtre d’une explosion des ventes de bicyclettes, c’est maintenant au tour des ventes d’équipements de sports d’hiver de connaître un engouement dans les commerces de la région, alors que les skis de fond, raquettes à neige et vélos à pneus surdimensionnés sont en demande.

Selon Martin Gauthier, propriétaire des magasins Sports Experts à Amos et aux Promenades du Cuivre de Rouyn-Noranda ainsi que de la boutique Ski Vélo Plein Air de Val-d’Or, il ne manque présentement pas de produits dans les étalages, mais certains d’entre eux sont plus difficiles à obtenir auprès des fournisseurs.

Oui, il y a de l’engouement. Présentement, nous l’approvisionnement, c’est des commandes qui sont faites sept ou huit mois d’avance. Pour ce qui est des fat bikes, ça rentre. On en a présentement en magasin, mais il y a plusieurs commandes qui ne sont pas encore rentrées qui devraient rentrer, donc c’est là le problème , affirme-t-il.

Une roue de vélo dans la neige.

Les vélos à pneus surdimensionnés ont la cote.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Selon M. Gauthier, les équipements d’hiver sont normalement tous reçus à la fin octobre, ce qui n’est pas le cas cette année.

À Rouyn-Noranda, le copropriétaire du magasin Bélisle Sports, François Groleau, confirme qu’il se vend plus d’équipements de sports d’hiver qu’en temps normal. Pour lui, les difficultés d’approvisionnement remontent jusqu’aux usines, qui peinent à produire en quantité suffisante.

On connaît actuellement de meilleures ventes qu’à l’habitude pour ces équipements-là, alors que l’hiver débute à peine. On se demande ce qu’on va faire après les Fêtes, parce qu’il pourrait y avoir pénurie de ces produits-là. C’est ce que les fournisseurs avec lesquels on fait affaire anticipent. La plupart de ces fournisseurs-là sont actuellement à court de stock. Eux-mêmes sont incapables de s’approvisionner auprès des usines qui produisent ces marchandises-là, pour toutes sortes de raisons, mais principalement liées à la pandémie , explique M. Groleau.

C’est tout le réseau de distribution, à partir du manufacturier, jusqu’à la toute fin de la ligne, les commerçants, qui est affecté

François Groleau, copropriétaire du magasin Bélisle Sports

Du côté de La Sarre, le propriétaire du magasin Sports Experts, Jacques Poirier, indique que certaines marques de ski de fond sont déjà en rupture de stock auprès des fournisseurs.

Pour ce qui est du ski de fond et de la raquette à neige, on voit un engouement tôt en saison de la part des clients. Déjà, certains de nos fournisseurs, nos gros fournisseurs, nous ont avisés qu’ils étaient déjà sold out pour l’année, notamment Salomon au niveau du ski nordique , atteste-t-il.

En plus de toutes les complications liées à la pandémie, M. Groleau explique qu’une tuile supplémentaire est tombée sur l’industrie mondiale du ski de fond le mois dernier.

Il y a une immense usine qui est située en Ukraine et qui employait 1500 travailleurs qui a passé au feu le 12 octobre dernier. Ça a été un autre coup dur pour l’industrie du ski de fond , souligne-t-il.

La pandémie, alliée des sports de plein air

Pour Jacques Poirier, il ne fait aucun doute que la pandémie pousse les gens vers les sports de plein air, là où les risques de contagion sont minimes.

La diversité des sentiers offerte par le club les Éclairs est appréciée des skieurs

La diversité des sentiers offerte par le club les Éclairs est appréciée des skieurs.

Photo : Radio-Canada

C’est sûr que cette année avec la COVID-19, je pense que ça va être une année bien spéciale. On l’a vécu un petit peu avec le vélo durant l’été. Les sports de groupe ou d’équipe vont être probablement plus difficiles, donc les sports comme le ski de fond et la raquette à neige, que tu peux pratiquer seul ou en plein air, on voit un engouement à ce niveau-là , observe M. Poirier.

Selon Martin Gauthier, les restrictions de déplacements contribuent également à mousser les ventes d’équipement de sports d’hiver dans la région.

C’est sûr qu’en n’ayant pas de voyages, ou en étant confinés plus dans les régions, les gens vont chercher à faire des activités extérieures , constate-t-il.

Propriétaire des trois boutiques dans la région, Martin Gauthier indique qu’il peut contourner certains défis liés à l’approvisionnement en échangeant de la marchandise entre les trois villes. Selon la demande, cela lui permet de maximiser son inventaire, conclut-il.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !