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Des parents en appui aux enseignants épuisés par la pandémie

Un convoi de voitures est stationné devant une école.

Un convoi de voitures décorées de banderoles et de ballons a circulé devant plusieurs écoles de Winnipeg en soutien aux enseignants et au personnel scolaire.

Photo : Radio-Canada / Patrick Foucault

Sandra Poirier

Un convoi de voitures décorées de banderoles et de ballons a circulé devant sept écoles de la capitale manitobaine en appui aux enseignants et au personnel des écoles.

Les membres du groupe Safe September ont organisé cette journée d'action dont le but est d’interpeller le gouvernement provincial sur la nécessité d’allouer des fonds en éducation pendant la pandémie.

Blandine Tona est membre de ce groupe qui réunit parents, enseignants, personnel et membres de la communauté, et qui ont exprimé des inquiétudes concernant les mesures de sécurité inadéquates du gouvernement provincial pour empêcher la propagation de la COVID-19 dans les écoles.

Le groupe a par ailleurs remis en septembre une pétition signée par 17 000 personnes au gouvernement du Manitoba.

Blandine Tona indique que le groupe reçoit chaque jour des dizaines de lettres et d'images de la part d'enseignants et de membres du personnel scolaire qui dénoncent diverses situations dans les écoles.

Ça ne va pas, dit-elle. L’état d’anxiété est élevé et les cas [de COVID-19] continuent d’augmenter.

Beaucoup [d’enseignants] ont vu leur charge de travail doubler ou même tripler, malheureusement avec moins de ressources, ce qui affecte leur moral et leur motivation, poursuit-elle.

Si les enseignants ont peur, s’ils sont démotivés, cela affecte nos enfants.

Blandine Tona, membre du groupe Safe September

Des enseignants à bout de souffle

La présidente des Éducatrices et éducateurs francophones du Manitoba (EFM), Lillian Klausen, abonde dans le même sens. Deux mois à peine se sont écoulés depuis le début de l'année scolaire, et déjà les enseignants sont fatigués et épuisés, dit-elle.

En raison de la pandémie, les tâches et les demandes exigées des enseignants sont beaucoup plus qu’en temps normal, précise Lilian Klausen.

Les nombreux changements effectués pour respecter les mesures sanitaires mises en place dans les établissements scolaires ont augmenté les responsabilités des enseignants, explique-t-elle.

Je ne sais pas si le gouvernement provincial comprend à quel point nous sommes à la limite avec tout ce qui a été ajouté aux tâches des enseignants en raison de la pandémie.

Lillian Klausen, présidente des Éducatrices et éducateurs francophones du Manitoba

Elle dit ainsi que les enseignants sont aux prises avec des ressources inadéquates, des protocoles en constante évolution, des classes de grande taille qui parfois sont divisées entre deux ou trois espaces, des charges de travail ingérables et de nouvelles demandes d'enseignement.

D’ailleurs, elle dit qu'en raison de la hausse d'absentéisme chez les élèves, les enseignants font face à de nouvelles exigences comme afficher des devoirs et des leçons en ligne.

Elle affirme, de plus, que les enseignants se soucient de la santé mentale de leurs élèves et de leurs familles.

Il n'y a jamais un moment dans la journée où ils peuvent fermer le cerveau puis juste se reposer, dit-elle.

De son côté, Safe September demande aux Manitobains de soutenir les enseignants en communiquant avec leurs élus pour exiger des ressources supplémentaires dans les écoles comme, par exemple, l’embauche de suppléants, ou encore l’embauche d’enseignants pour permettre l'apprentissage à distance pendant la durée de la pandémie pour toutes les familles qui en ont besoin.

Avec les informations de Patricia Bitu Tshikudi et Abdoulaye Cissoko

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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