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La propagation de la COVID-19 à la hausse, mais l'Ontario s'éloigne du pire scénario

Scène sur un trottoir. Les passants portent le masque.

Des passants dans la rue à London, en Ontario

Photo : Radio-Canada / Colin Butler

Radio-Canada

Le Dr Adalsteinn Brown, qui conseille la province sur sa réponse à la pandémie, a présenté ses nouvelles projections de modélisation sur la propagation du virus en Ontario, jeudi après-midi.

La hausse de la propagation se poursuit dans la province, mais son intensité diminue. L'Ontario s'éloigne du pire scénario envisagé, qui est celui dans lequel les unités de soins intensifs seraient débordées dans les hôpitaux.

Le Dr Brown estime que Santé publique Ontario doit renforcer sa capacité à répondre à la maladie afin de réagir et de contrôler la propagation de la maladie de façon plus efficace. La réponse devra continuer de se faire une unité de santé publique à la fois afin de tenir compte des variations régionales.

Il estime aussi que le système de santé est capable de répondre à la pandémie selon les niveaux de croissance actuels, mais que la trajectoire de la pandémie peut changer rapidement.

La chef de l'opposition Andrea Horwath en point de presse.

La cheffe de l’opposition néodémocrate ontarienne, Andrea Horwath.

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

La cheffe du parti néodémocrate ontarien, Andrea Horwath, a déclaré pour sa part que les données sur la COVID-19 révélées aujourd'hui montrent que l'Ontario est toujours confronté à de sérieux défis dans notre lutte contre la COVID-19.

Je suis déçue par les messages contradictoires et inutiles de Doug Ford, qui hier même a dit qu'il était heureux des bons chiffres qui allaient nous être révélés.

Andrea Horwath, cheffe du parti néodémocrate ontarien

Selon le NPD, les détails révélés jeudi sur les sources de transmission connues des régions sensibles démontrent que les bars et les restaurants ne sont pas les coupables, mais que ce sont plutôt les écoles et les milieux industriels, ce qui remet en question les décisions de Ford à ce jour.

La pandémie aura des conséquences à long terme

Photo : Radio-Canada

Selon le Dr Adalsteinn Brown, les conséquences à long terme de la pandémie de COVID-19 s'observent déjà.

D’abord, il indique que la croissance des taux de nouveaux cas dans les populations plus âgées aura pour effet d’augmenter le taux de mortalité de la COVID-19.

Il prédit aussi une éventuelle surcharge à long terme du système de santé ontarien.

Pendant que le nouveau coronavirus s’impose durement dans les cliniques et les hôpitaux de la province, l'accès aux soins nécessaires non liés à la COVID-19 se poursuit bien en dessous des niveaux observés en 2019.

Il a porté l’attention sur la santé mentale des Ontariens et sur les conséquences à long terme des répercussions économiques de la COVID-19, qui, selon lui, méritent une étude plus approfondie.

Dans quels lieux publics se trouvent les cas ?

Selon les données présentées par le Dr Brown, ce sont les centres de soins de longue durée, les écoles et les établissements du secteur industriel qui sont à l’origine de la grande majorité des cas de COVID-19 transmis depuis le 1er août dans la province.

Pendant ce temps, dans toutes les municipalités sauf Toronto, on observe très peu de transmission de cas de COVID-19 dans les bars, les restaurants et les salles d'entraînement depuis le 1er août, malgré les mesures de fermeture mises en place par la province pour ce type d’établissements.

Une affiche dit « mets à emporter seulement » devant un restaurant.

Les salles de restaurant de Toronto, Ottawa, Peel et York ont dû à nouveau fermer après une hausse marquée du nombre de cas de COVID-19 au début du mois d'octobre.

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

À Toronto, les bars et les restaurants sont à l’origine de 14 % des éclosions; les écoles et les garderies, de 22 % des cas; et les établissements du système de santé, de 10 % des cas. Quant aux maisons de retraite, elles représentent 18 % des cas transmis depuis le 1er août.

À Ottawa, les centres de soins de longue durée sont à l’origine de 33 % des cas et les établissements du système de santé, de 6 % des cas, alors que les écoles et les garderies sont à l’origine de 39 % des cas.

Dans la région de Peel, les commerces de détail sont à l’origine de 19 % des cas de COVID-19; les établissements du secteur industriel, de 22 % des cas; les écoles et les garderies, de 20 % des cas; tandis que les restaurants, les bars et les boîtes de nuit représentent environ 3 % des cas.

Selon les modélisations présentées par le Dr Brown, le nombre de nouveaux cas quotidiens devrait se situer entre 800 cas (dans le meilleur des scénarios) et 1200 cas (dans le pire des scénarios), et ce, pendant encore plusieurs semaines, jusqu’à la fin du mois de novembre.

Les données de la province montrent aussi que les foyers de soins de longue durée demeurent très vulnérables . Rappelons qu'on rapporte 85 décès dans les foyers depuis le 15 août.

1000 cas par jour

Les projections précédentes dévoilées par la province le mois dernier prévenaient que l'Ontario pourrait avoir 1000 nouvelles infections par jour d'ici la mi-octobre.

La province a atteint la barre des 1000 cas le week-end dernier, mais le nombre d'infections quotidiennes est redescendu depuis dans la tranche des 800 cas.

Cela dit, le nombre de tests de dépistage effectués au cours des derniers jours a été bien inférieur à la cible provinciale d'au moins 50 000 test par jour.

Aujourd'hui, l'Ontario a recense 934 nouveaux cas, dont un record de 420 cas à Toronto. Jusqu'à 35 621 tests ont été effectués au cours des dernières 24 heures.

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