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Nouvelles journées pédagogiques : une gifle pour les employés de soutien

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Des jeux à terre dans une salle de classe, En arrière plan on aperçoit les jambes d'un enfant qui joue à terre.

Un local de service de garde scolaire. (Archives)

Photo : Radio-Canada

L’octroi de trois journées pédagogiques supplémentaires pour le personnel enseignant provoque la colère des employés de soutien. Ils se disent déjà épuisés, surchargés et affirment que leur santé mentale et physique est menacée par cet ajout.

Les trois nouvelles journées pédagogiques seront utilisées par les enseignants d’ici la fin de l’année scolaire pour de la planification et de la formation, à raison d’une journée au maximum par mois.

Selon la Fédération du personnel de soutien scolaire, c’est tout de même trop pour les éducateurs en service de garde, les concierges et les techniciens en éducation spécialisée, pour qui ces trois journées représentent une surcharge de travail.

Présentement nos gens vivent l'enfer, de la frustration, de l'épuisement. Monsieur Roberge a pris une décision encore une fois dans sa tour d'ivoire, affirme le président de la Fédération, Éric Pronovost.

Le président de la FPSS-CSQ, Éric Pronovost.

Le président de la FPSS-CSQ, Éric Pronovost.

Photo : Radio-Canada

Manque de respect

La présidente des employés de soutien du Centre de services scolaire des Découvreurs y voit un manque d’écoute et de respect de la part du ministre de l’Éducation.

Isabelle Larouche rappelle que les employés de soutien sont eux aussi touchés par un manque important d’effectifs.

J'aimerais bien savoir ce qu'il va donner aussi au personnel de soutien et je ne parle même pas de monétaire. Le personnel est vraiment épuisé, à bout et inquiet. J'aimerais bien qu'il vienne voir ce qui se passe dans nos milieux de travail, lance-t-elle.

Roberge s'explique

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, assure qu’il a notamment contacté l’Association québécoise de la garde scolaire avant de prendre la décision de modifier le calendrier.

Il n’a pas l’intention d’offrir de journées de formation ou de planification supplémentaires au personnel de soutien.

Le ministre de l'Éducation du Québec, Jean-François Roberge

Le ministre de l'Éducation du Québec, Jean-François Roberge

Photo : Radio-Canada/Jean-Michel Cloutier

Ils nous demandaient plus de temps pour faire ces planifications-là et c'est pour ça qu'on a étalé la mesure jusqu'à la fin juin. Là, on parle de formation, de planification pédagogique aux nouveaux outils technopédagogiques. Je ne pense pas que les gens des services de garde aient besoin de faire de télé-enseignement, explique Jean-François Roberge.

Pas tous consultés

Des propos qui font bondir la Fédération des employés de soutien scolaire.

Il ne nous consulte pas. C'est du mépris totalement. C'est du non-respect. Hier, à 16 h, j'apprenais sur le fil de presse qu'il y avait trois nouvelles journées pédagogiques, tout comme l'ensemble de mes collègues. Des directions d'écoles ne le savaient même pas, affirme Éric Pronovost.

Grève du zèle

Devant cette situation, la Fédération lance comme mot d’ordre à ses 30 000 membres de respecter à la lettre les dispositions des conventions collectives.

On va cesser d'être bons joueurs. Le mot d'ordre est très simple. Respect des pauses, plus de temps de bénévolat. Vous entrez exactement à l'heure où on vous demande d'entrer, illustre Éric Pronovost.

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