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Le chemin parcouru par vos feuilles mortes

De votre cour au centre de collecte, elles seront transformées sous forme de compost ou de terreaux.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Une montagne de rejets de résidus de feuilles d'arbres.

Des sacs de feuilles empilés.

Photo : Radio-Canada / Maxime Denis

Des milliers de sacs de feuilles sont envoyés au compostage chaque année. Voici un portrait du parcours qu'elles franchiront avant de devenir du compost ou autres terreaux.

Les feuilles recueillies lors des collectes organisées par des municipalités du Québec se retrouvent, pour plusieurs d'entre elles, au centre de compostage d'Englobe, GSI Environnement, situé à Saint-Henri de Lévis. Elles représentent 60 % de la quantité de matières résiduelles qui entrent sur le site, selon son directeur Daniel Deschênes.

Présentement, on est dans un pic de saison.

Daniel Deschênes, directeur du centre de compostage

Annuellement, plus de 7000 voyages de camions de différentes tailles apportent la matière résiduelle au site de Lévis.

Les matières seront séparées en différentes piles, selon leur nature. Ensuite, les feuilles seront brassées pour commencer le processus du compostage.

C'est un procédé thermophile. L'activité biologique va générer de la chaleur. C'est pourquoi de la fumée sort des différentes piles, explique le directeur au développement des affaires chez Englobe, Serge Loubier.

Lors de cette étape, la température peut atteindre de 50 °C à 70 °C. Une fois refroidie, la pile revient à une température autour de 30 °C.

Finalement, un tamisage fin permettra d'avoir la matière de qualité désirée par les distributeurs pour le marché de la vente.

Un simple geste

Lorsque vous avez le choix entre l'utilisation de sacs de papier ou de sacs de plastique, il est préférable d'opter pour la première option pour améliorer le compost.

Si on reçoit des matières qui sont dans des sacs de papier ou une collecte en vrac directement dans un bac brun, c'est plus facile par rapport aux opérations. Et ça aide à produire un compost de meilleure qualité, précise Serge Loubier.

L'équipement spécialisé présent sur le site permet tout de même de bien séparer les matières plastiques des matières résiduelles.

Un séparateur mécanique expulsant les sacs de plastique d'un côté et les feuilles de l'autre.

Cette machine permet de séparer les sacs de plastiques des feuilles pour pouvoir bien les composter sans contaminant.

Photo : Radio-Canada / Maxime Denis

Les impacts de la pandémie

L'année 2020 s'avère excellente selon la direction, notamment en raison de la pandémie qui a incité bien des Québécois à se tourner vers le jardinage.

Les citoyens qui étaient chez eux ont décidé de faire un jardin. On a vu vraiment l'impact majeur pou r ce qui est de la vente de terreaux à potagers, témoigne M. Deschênes.

Il y aurait également davantage de matières résiduelles puisqu'Englobe observe l'entrée de 3000 tonnes supplémentaires sur son site, s'ajoutant aux 60 000 à 75 000 tonnes annuelles.

Bon à savoir...

Saviez-vous que les feuilles ramassées cet automne ne se retrouveront en vente sous forme de terreaux qu'au printemps 2022. Il s'agit donc d'un processus d'un peu plus d'un an de travail.

Une distinction importante

Souvent, les consommateurs vont vouloir se procurer de la terre noire. Or, selon M. Loubier, il faut savoir qu'il s'agit de terre excavée qui n'a pas de grandes propriétés fertilisantes ou de rétention d'eau contrairement au compost qui est vivant avec des bactéries et de bons champignons pour nourrir le sol.

On dévie de l'enfouissement, on évite la fabrication de gaz à effet de serre, et en plus de ça, on a plein de bénéfices à pouvoir utiliser ce compost-là autant pour de la plantation d'arbres, terres à potagers, terres à jardins, les fleurs, résume M. Loubier.

Le centre de Saint-Henri produit annuellement environ 150 000 vg3, soit l'équivalent de près de 115 000 m3 de terreaux.

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