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L’avenir demeure sombre pour les activités de forage

Deux travailleurs sur une plateforme de forage.

L'Association canadienne des services pétroliers prévoit une poursuite de la baisse de nombre de puits en 2021.

Photo : Bloomberg News / (Norm Betts/Bloomberg News)

L'année 2021 ne sera pas celle de la reprise pour les entreprises de services pétroliers et gaziers, selon les plus récentes prévisions de l’Association canadienne des services pétroliers (PSAC).

L’Association a revu à la baisse ses prévisions de forage pour l’année en cours à cause du choc économique provoqué par la pandémie. Environ 2850 puits seront forés au Canada en 2020, soit 37 % de moins que ce que la PSAC avait prévu. C’est également une baisse de 42 % par rapport aux activités de 2019.

Au final, ça a été une année lugubre pour l’industrie et pour le secteur des services pétroliers en particulier, a indiqué la présidente de la PSAC, Elizabeth Aquin.

Si beaucoup d’incertitude demeure quant à l’évolution du virus, l’Association a adopté une approche prudente, voire pessimiste. Seuls 2600 puits seront forés au Canada en 2021, selon elle.

La Saskatchewan et l’Alberta devraient être les provinces les plus affectées par ce ralentissement des activités. La Colombie-Britannique s’en sortira mieux en 2021 grâce à une légère croissance dans le secteur du gaz naturel.

La liste des obstacles à la reprise des activités est longue. La pandémie arrive bien sûr en tête puisque les mesures de confinement ont créé une chute de la demande de pétrole dans le monde. L’évolution des prix du pétrole reste donc spéculative.

Des obstacles à foison

La PSAC cite aussi plusieurs politiques fédérales, comme la loi modifiant les évaluations environnementales et celle sur les transports maritimes sur la côte pacifique, pour expliquer cette baisse du nombre de forages.

L’importance accordée aux performances environnementales des entreprises pèse également dans la balance. Plusieurs banques et fonds d’investissement ont banni certaines entreprises de leur portefeuille.

Autre incertitude : les résultats des élections américaines. La PSAC n’a pas voulu spéculer sur ce qu’il pourrait s’en venir, mais le candidat démocrate Joe Biden a inclus dans son programme une accélération de la transition vers une économie verte et sans hydrocarbures. Il a aussi indiqué qu’il pourrait annuler le permis du projet de pipeline Keystone XL.

Quelques espoirs

Les effets de l’enveloppe du gouvernement fédéral pour la réhabilitation des puits abandonnés et orphelins ont pris du temps avant de se matérialiser sur le terrain, a indiqué Mme Aquin.

L’Association voit également d’un oeil positif la stratégie albertaine sur le gaz naturel. Ces sources d'énergie futures, comme la géothermie et l'hydrogène, pourraient bénéficier de l'expertise des travailleurs du pétrole et du gaz. Mme Aquin a toutefois souligné qu'il s'agissait d'espoirs à long terme.

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