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Plus de flexibilité et des inspections moins régulières pour les garderies albertaines

Des enfants jouent avec des jouets.

La ministre Rebecca Schulz croit que le projet de loi 39 encouragerait plus de garderies à obtenir un permis officiel.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Si le projet de loi 39 est adopté, les garderies certifiées de l’Alberta pourront rester ouvertes 24 heures sur 24 et avoir plus de flexibilité pour mélanger les groupes d’âge. La fréquence des inspections serait aussi réduite pour les établissements dont le dossier est peu ou pas entaché et augmentée pour les autres.

Selon la ministre des Services à l’enfance, Rebecca Schulz, le projet de loi réduirait grandement la confusion et la bureaucratie dans le système de services de garde.

Si le projet de loi est adopté, les nouvelles garderies pourront, avec l’autorisation du ministère, attendre trois ans, au lieu d’un, pour renouveler leur permis.

Présentement, les garderies certifiées sont généralement sujettes à au moins deux inspections par an. Si des problèmes sont repérés ou si le ministère reçoit des plaintes, cela engendre des inspections supplémentaires.

Dans le système proposé, la fréquence des inspections serait davantage basée sur le niveau de risque de chaque établissement, soit le nombre de taches au dossier, selon Rebecca Schulz.

Ça veut dire que nos agents et leurs équipes pourront passer autant de temps que nécessaire avec les établissements qui ont besoin de leur attention et de leur surveillance pour se plier aux exigences, explique-t-elle.

Rebecca Schulz assure que des inspections continueront toutefois de se faire dans toutes les garderies autorisées. La fréquence exacte de ces inspections sera détaillée dans des règlements qui seront connus plus tard cet automne.

La ministre croit que le projet de loi 39 encouragerait plus de services de garde à se certifier.

Il leur permettrait, par exemple, d'être ouverts 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, alors que la loi actuelle l'interdit.

Les garderies seraient également délestées de l’obligation de garder des versions papier de tous leurs documents et formulaires, et pourraient gérer leur dossier en ligne.

La directrice du réseau de garderies SIGIS Tricia Cunningham affirme que le milieu de la petite enfance réclamait de tels changements depuis longtemps.

Ça fait 34 ans que je travaille dans les services de garde et c’est la première fois qu’on me consulte et m’écoute comme le gouvernement et la ministre le font , commente-t-elle.

Elle croit que le nouveau système permettra aux employés de passer plus de temps auprès des enfants, et moins à remplir des papiers.

L’opposition réclame le retour des accréditations

Auparavant, les établissements qui répondaient à certaines normes au sujet de la qualité de leur programme éducatif et de la formation de leurs employés pouvaient obtenir le titre de garderie accréditée . Plus de 95 % des garderies certifiées étaient aussi accréditées.

Le gouvernement a aboli ce système au printemps. 

Le projet de loi 38 inclut des lignes directrices au sujet de la qualité des programmes éducatifs, mais aucune exigence, ni récompense pour les établissements qui les suivent.

Il semble que la ministre espère que les établissements vont offrir d’excellents programmes éducatifs par bonté de coeur, mais le problème c’est qu’ils n’ont aucun soutien pour cela en ce moment , déplore la députée néodémocrate Rakhi Pancholi.

Elle souligne que les services de garde ont des budgets réduits et des coûts de fonctionnement plus élevés depuis le début de la pandémie.

Avec des informations de Janet French

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