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Démonstration devant des gyms de Gatineau jeudi

Un homme tient dans ses mains des poids.

Des équipements de conditionnement physique ont été installés à l'extérieur de Anytime Fitness à Gatineau, en guise de contestation.

Photo : Radio-Canada / Stéphane Leclerc

Radio-Canada

Après avoir retiré sa menace de défier l'ordonnance de santé publique et d'ouvrir leurs portes, une coalition de centres d'activités physiques du Québec a lancé un appel aux gyms et à leur clientèle de tenir une « contestation santé ».

L'idée est de rassembler les gens autour des établissements pour envoyer un message au gouvernement, comme quoi ils devraient être considérés comme l'un des services essentiels à la communauté en ces temps difficiles.

Jeudi, des manifestations ou des rassemblements sont prévus un peu partout au Québec.

En Outaouais, les propriétaires de certains établissements invitent leurs membres à se rassembler à l’extérieur devant leurs commerces pour réclamer leur réouverture. Au gym Anytime Fitness, des équipements de conditionnement physique ont été installés dans le stationnement du commerce du boulevard des Grives à Gatineau.

Cette démonstration vise à soutenir notre lutte continue pour garder nos gymnases ouverts et considérer la santé et la forme physique comme essentielle. Nous savons que la santé physique, mentale et émotionnelle de tant de personnes en dépend, peut-on lire sur une invitation partagée sur la page Facebook de Anytime Fitness.

Les masques seront obligatoires et la distanciation physique sera exigée durant ces rassemblements.

Des hommes font du conditionnement physique à l'extérieure.

Quelques hommes ont pris part au mouvement de contestation jeudi.

Photo : Radio-Canada / Stéphane Leclerc

Dans notre réseau il y a eu 50 000 visites, de juillet à octobre, on a eu 5 cas de COVID-19 confirmés et aucune éclosion , soutient Melody Benhamou, fondatrice du studio de yoga Idolem de la région de Montréal, ex-athlète olympique de volleyball de plage et l'une des porte-parole de la coalition formée de 260 salles d’activités sportives du Québec.

Avec tous les membres de la coalition, c’est ce qui revient de façon constante, ce ne sont pas de lieux d’éclosion, poursuit Mme Benhamou.

Portrait de la femme devant un mur blanc.

Melody Benhamou, fondatrice du studio de yoga Idolem et ex-athlète olympique de volleyball de plage

Photo : Radio-Canada

Il ne peut y avoir que deux raisons à ça : les mesures sanitaires sont strictes et fonctionnent et aussi, la clientèle qui s'occupe d’elle est en santé et résiste mieux. Et c'est là qu’on vient s’insurger. On est certainement une part de la solution contre la COVID, du moins à la santé du peuple. Comment ça se fait qu’on doive être fermé alors qu’on a autant une bonne performance, ajoute t-elle.

On est beaucoup plus inquiets par tous ces élèves qui nous écrivent et nous disent : " Je suis à bout, je ne sais pas comment je vais faire, je ne veux plus rester derrière mon ordi pour faire mon yoga", donne comme exemple Mme Benhamou. On a prouvé qu’on était des lieux sécuritaires et encore plus qu'on est peut être un auxiliaire de la santé.

Mais ce ne sont pas toutes les organisations qui vont participer à ce moyen de contestation jeudi. À la Sporthèque de Gatineau, on privilégie le dialogue et la voie pacifique.

On a plutôt pris la décision d'essayer d'influencer avec des mesures plus douces, comme une lettre ouverte au Dr Arruda et à travailler en collaboration avec la santé publique et de démontrer qu'on est capable d'appliquer les mesures sanitaires, soutient Élaine Dupras, directrice générale de la Sporthèque.

C'est cette approche-là qu'on va prendre et je pense que nos clients se retrouvent davantage dans une approche qui est plus collaborative, soutient-elle.

Avec les informations de Stéphane Leclerc

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