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Une militante détenue en Arabie saoudite entame une grève de la faim

Une femme assise sur un banc à la plage près de l'eau. Elle a les cheveux dans le vent et porte une robe noire.

La famille de la diplômée de l'Université de la Colombie-Britannique se bat pour la faire libérer après plus de deux ans de détention sans procès.

Photo : Loujain Al-Hathloul/Facebook

Radio-Canada

Une militante en faveur des droits des femmes emprisonnée en Arabie saoudite entame une seconde grève de la faim pour obtenir plus de contact avec sa famille, affirme cette dernière.

Loujain al-Hathloul a été arrêtée le 15 mai 2018 avec une dizaine d'autres activistes pour avoir eu des contacts avec des médias étrangers, des diplomates et des organisations de défense des droits de la personne.

La jeune femme, diplômée de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC), est détenue dans une prison à sécurité maximale et ne voit ses parents que de manière sporadique.

La pandémie de la COVID-19 a été utilisée comme argument pour lui refuser tout contact du mois de mars au mois d’août, affirme sa famille.

Des mains tiennent des pancartes.

Une manifestation en solidarité avec Loujain al-Hathloul et quatre autres militants détenus par le régime saoudien s'est tenue à Vancouver peu après leur arrestation en 2018.

Photo : Radio-Canada / Eva Uguen-Csenge

Épuisement et désespoir

En août, la jeune femme a entrepris une grève de la faim, après avoir été sans contact avec sa famille pendant au moins six semaines.

Les parents de Loujain al-Hathloul habitent à Riyad, la capitale de l'Arabie saoudite, à environ 40 kilomètres de la prison d'Al-Ha'ir, où les autorités détiennent leur fille.

Ils ont pu la voir le 31 août, le 9 septembre et le 26 octobre.

Depuis son domicile en Allemagne, la soeur de Loujain, Lina al-Hathloul, raconte que ses parents ont dû attendre des heures à la prison avant de pouvoir voir leur fille lundi dernier.

La détenue leur a dit qu’elle refuse de manger pour obtenir plus de contact avec eux.

Elle avait l'air épuisée et un peu désespérée. Nous n'avons pas l'habitude de voir Loujain si faible, dit Lina al-Hathloul.

Elle pleurait et disait qu’elle était épuisée. Elle n'en peut vraiment plus.

Lina al-Hathloul, soeur de Loujain al-Hathoul

Nous sommes la voix de Loujain. Nous sommes les seuls à pouvoir l’aider à sortir de cet enfer quotidien, soutient Lina al-Hathloul. C'est épuisant, mais nous devons continuer. Parce que c'est ce qu'ils veulent. Ils veulent que nous l’abandonnions, mais nous ne le ferons pas.

CBC a contacté les autorités saoudiennes afin d'obtenir leurs commentaires.

Avec les informations d'Yvette Brend

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