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Députés en télétravail : les défis du parlement virtuel

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Le député Francis Drouin dans son bureau à Ottawa en attente sur l'application zoom pour une session de la Chambre des communes.

Le député Francis Drouin en attente pour une session de la Chambre des communes.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

Radio-Canada

L’équipe du Téléjournal Ottawa-Gatineau a suivi le député libéral de Glengarry Prescott-Russell, Francis Drouin, lors d’une session virtuelle de la Chambre des communes du Canada.

Depuis quelques semaines, les sessions de la Chambre des communes se font sur l’application Zoom. Quelques dizaines de députés sont en Chambre pendant que les autres participent aux travaux à distance. Les députés en mode virtuel doivent s’enregistrer et se connecter 15 minutes à l’avance afin de prévenir tous problèmes techniques.

Les défis

Les députés ont dû s’adapter à plusieurs défis tant au plan technologique que personnel. Le plus grand défi selon le député Francis Drouin est lorsqu’il y a un vote dans la chambre. Le processus pour ce dernier est beaucoup plus long.

Normalement, un vote en Chambre des communes, en présence physique, se fait entre 10 et 15 minutes, mais en session virtuelle le vote peut prendre jusqu’à 45 minutes, explique Francis Drouin.

Chaque député en mode virtuel doit dire avec un débit lent : Je vote pour la motion, afin de laisser le temps à l’application Zoom de capter l’image et ainsi donné la chance au président de la chambre de voir la personne qui vote. 

Afin d’être plus efficace pour l’avenir, la Chambre des communes est en train de développer une application pour que le vote puisse se faire sur le téléphone, mais pour ce faire les règles de la chambre devront être modifiées.

Autre défi, dans les comités parlementaires, les députés de tous les partis discutent souvent à huis clos pour discuter d’une motion, maintenant en présence virtuelle, ils ne peuvent plus faire ça. Ils s’appellent donc avant que la rencontre débute pour ne pas allonger la session de la chambre. 

Un député assis dans son bureau d’Ottawa en attente dans zoom pour une session à la Chambre des communes.

Le député Francis Drouin dans son bureau d’Ottawa, prêt à assister à une session de la Chambre des communes.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

Les outils

Un bon casque d’écoute avec un bon microphone est primordial afin que les traducteurs de la Chambre puissent entendre clairement les propos échangés lors de la session at ainsi traduire au fur et à mesure puis, permettre aussi aux autres députés de bien comprendre les échanges.

Francis Drouin, pour sa part, utilise la tablette lors des sessions, ce qui lui permet de l’apporter à la maison et à son bureau, là où il y a une bonne connexion Internet.

Des fois, les votes dans la Chambre des communes peuvent être tard en soirée, exemple à deux heures du matin, l’accès internet a été difficile pour certains de mes collègues qui sont en régions plus éloignées, mentionne le député Drouin.

Le député Francis Drouin à son bureau avec son casque d'écoute en discussion sur l’application Zoom.

Le député Francis Drouin en discussion sur l’application Zoom.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

Les avantages 

Francis Drouin admet être beaucoup plus efficace depuis qu’il est en télétravail. Il passe moins de temps en déplacement, donc a plus de temps pour des rencontres avec des citoyens. 

Par ailleurs, en Chambre les députés n’ont pas le droit d’allumer leurs téléphones cellulaires, mais en Chambre virtuelle les députés peuvent se mettre en mode sourdine et prendre un appel, tout en suivant les échanges à distance.

Avec les informations de Mathieu Nadon

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