•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Terry Paul quitte l’Assemblée des chefs micmacs de la Nouvelle-Écosse

Terry Paul.

Terry Paul démissionne de son poste de coprésident de l'Assemblée des chefs micmacs de la Nouvelle-Écosse (archives).

Photo : CBC

Radio-Canada

Le chef de la Première Nation de Membertou, Terry Paul, renonce à ses fonctions de coprésident de l’Assemblée des chefs micmacs de la Nouvelle-Écosse en raison d’un désaccord avec d’autres collectivités autochtones en matière de pêche.

L’Assemblée discutait avec les autorités fédérales sur une définition de la pêche de subsistance modérée, mais les discussions ont cessé vendredi dernier.

Terry Paul a déclaré mercredi qu’il ne peut plus travailler au sein de l’Assemblée des chefs. Il accuse le ministère des Pêches et des Océans de chercher à diviser pour mieux régner.

L’Assemblée des chefs, explique M. Paul, est censée fonctionner comme un tout, mais le ministère, dit-il, n’hésite pas à discuter aussi avec des conseils de bande individuels et même avec des gens qui ne sont pas des représentants officiels de leur collectivité.

Le ministère, ajoute M. Paul, discute avec des employés, ce qui contrevient à une politique de l’Assemblée des chefs. Il dit que l’Assemblée des chefs doit coordonner ses efforts pour discuter avec le gouvernement et que cela a été négligé.

Terry Paul est le chef de la Première Nation de Membertou depuis 36 ans. Il a été réélu la semaine dernière pour un autre mandat de quatre ans.

À l’Assemblée des chefs, M. Paul était aussi chargé des questions de pêches. Il dit que les chefs doivent régler un certain nombre de questions non liées aux pêches, mais il ne veut pas en discuter publiquement.

Terry Paul espère travailler à nouveau un jour avec l’Assemblée des chefs, mais pour le moment il veut se concentrer sur le plan de pêche autogéré de sa propre collectivité. Ce plan devrait être prêt dans quelques semaines.

Des pêches autogérées dans un contexte de tensions

Deux collectivités micmaques dans la province ont entrepris une pêche de subsistance ces dernières semaines. D'autres, dont celle de Membertou, disent se préparer à faire de même.

La Première Nation de Potlotek faisait une pêche au homard de ce genre dans la baie de Saint-Pierre, mais le ministère des Pêches et des Océans a saisi environ 150 casiers. Cette mesure a mené Terry Paul a rompre les discussions avec le ministère la semaine dernière.

La Première Nation de Sipekne'katik a lancé une pêche de subsistance au homard dans la baie de Sainte-Marie, mais elle se heurte à une vive opposition, parfois violente, de la part de pêcheurs commerciaux non autochtones. Ces derniers dénoncent cette pêche en disant qu’elle se déroule hors de la saison réglementée et qu’elle risque de nuire au stock de homards.

Les Micmacs disent être fatigués d’attendre une définition de la pêche de subsistance modérée autorisée depuis 21 ans en vertu d’une décision de la Cour suprême du Canada dans la cause de Donald Marshall fils.

Cette décision rendue en 1999 a entraîné des tensions et des gestes de violence au Nouveau-Brunswick en 2000. Aucune autorité n’a encore défini en quoi consiste une pêche de subsistance ni dans quel cadre elle doit se dérouler.

Avec les renseignements de Tom Ayers, de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !