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Coastal GasLink : l'opposition au gazoduc toujours active

Une pancarte indiquant un danger en raison de la construction d'un pipeline.

Le gazoduc Coastal GasLink est en cours de construction près de Kitimat, dans le nord-ouest de la Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada / Timothé Matte-Bergeron

Même si le gazoduc Coastal GasLink, qui doit transporter du gaz naturel du nord-est de la Colombie-Britannique jusqu’à Kitimat, sur la côte, n’a pas vraiment occupé de place dans la dernière campagne électorale provinciale, il a encore le potentiel d'embarrasser le gouvernement de John Horgan et son parti qui vient d’obtenir une majorité à l’Assemblée législative.

La construction du pipeline est bien engagée, et des travaux de défrichage et de forage sont en cours au cœur du territoire traditionnel des Wet’suwet’en. Plusieurs membres de cette nation autochtone, incluant ses chefs héréditaires, s’opposent à Coastal GasLink, contrairement aux conseils de bande.

Des bouts de tuyaux ont aussi été mis en terre aux deux extrémités du tracé du gazoduc, près de Dawson Creek, dans l’est de la Colombie-Britannique, et de Kitimat, sur la côte du Pacifique, où une usine de liquéfaction du gaz naturel et des installations portuaires sont aussi en chantier.

Cependant, la mobilisation contre le projet se poursuit.

Un petit rassemblement au centre-ville de Smithers a réuni à la mi-octobre une trentaine de personnes inquiètes de l’impact des travaux de construction du pipeline sur la rivière Morice (Wetzin’kwa), où viennent frayer les saumons.

Des femmes jouent du tambour, des personnes les regardent.

Des membres de la Première Nation Wet'suwet'en et d'autres opposants au pipeline Coastal GasLink se sont donné rendez-vous à Smithers, le 13 octobre.

Photo : Radio-Canada / Timothé Matte-Bergeron

Et l’un des groupes responsables de l’érection, lors des hivers 2019 et 2020, d’un campement et de barrages sur le chemin forestier qui mène au chantier de Coastal GasLink à proximité de Houston, continue de s’opposer au projet.

La porte-parole du clan Gidimt’en, Molly Wickham Sleydo’, déplore l’impact du défrichage aux endroits où le gazoduc sera enfoui.

Ils pensent qu’ils peuvent convaincre les gens que c’est juste un petit chemin et que c’est le seul impact, mais ils ne comprennent pas les effets cumulatifs de tout ce qu’ils font sur notre territoire et que ça va détruire notre mode de vie, dit-elle.

La Cour suprême de la Colombie-Britannique a aussi été saisie par les chefs héréditaires, qui contestent le renouvellement, en octobre 2019, des permis environnementaux accordés par la province à Coastal GasLink. Un jugement à ce sujet est attendu dans les prochains mois.

De grands tuyaux sur le sol, à côté de machinerie lourde.

Des tuyaux du gazoduc Coastal GasLink sur le point d'être mis en terre près de Kitimat.

Photo : Radio-Canada / Timothé Matte-Bergeron

Nombreuses actions perturbatrices en février dernier

Le gouvernement néo-démocrate de John Horgan appuie le gazoduc et le mégaprojet de gaz naturel liquéfié LNG Canada.

Il a été la cible, en février dernier, de multiples manifestations de militants anti-gazoduc solidaires des chefs héréditaires des Wet’suwet’en.

L’une d’entre elles a perturbé la cérémonie entourant le discours du Trône, le 11 février, et des manifestants ont bloqué les entrées et sorties de l’Assemblée législative à plus d’une reprise pour protester contre l’arrestation d’opposants à Coastal GasLink dans le nord de la province.

Un rôle à jouer pour Nathan Cullen?

L’un des nouveaux élus du Nouveau parti démocratique (NPD) de la Colombie-Britannique, Nathan Cullen, a occupé le rôle d’agent de liaison entre les chefs héréditaires des Wet’suwet’en, le gouvernement provincial, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et Coastal GasLink pour tenter de désamorcer les tensions au plus haut de la crise, de janvier à mars.

Cela n’a pas empêché les arrestations de militants autochtones et non autochtones au mois de février, mais les chefs wet'suwet'en et les gouvernements fédéral et provincial ont accepté, en mars, d’entreprendre des négociations portant sur les droits territoriaux de la nation autochtone, ce qui a calmé les tensions et mis fin aux blocus ferroviaires dans le reste du pays.

Nathan Cullen, qui a représenté pendant 15 ans la circonscription de Skeena-Bulkley Valley à Ottawa pour le NPD fédéral, croit pouvoir mettre à profit les relations personnelles qu'il a développées avec certains leaders des Wet'suwet'en, avec qui il affirme rester en contact.

Je suis optimiste que je peux jouer un rôle pour améliorer cette conversation et ce dialogue, dit Nathan Cullen.

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