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L’octroi de 25 M$ pour la santé mentale au Québec est bien accueilli en Estrie

Une personne portant un chandail avec une capuche qui cache son visage est adossée à une clôture, seule.

Selon une étude de l'Université de Sherbrooke, des adolescents du Québec vivraient une « très grande détresse psychologique ». (archives)

Photo : Getty Images / zodebala

Radio-Canada

L’annonce de Québec d’octroyer 25 millions de dollars dans le réseau de santé québécois pour répondre à la détresse psychologique et émotionnelle des jeunes de 0 à 25 ans est très bien accueillie en Estrie.

C’est un excellent premier pas. Surtout que cette annonce est de l’argent ciblé pour l’ajout de ressources pour aider les jeunes en détresse. C’est un problème prioritaire pour notre clientèle, indique Claude Cyr, pédiatre au CIUSSS de l'Estrie-CHUS et professeur à la faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke.

Comme l’a annoncé mercredi le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, ces 25 millions de dollars permettront l’ajout de 250 nouvelles ressources à temps complet.

Cette somme permettra, selon Québec, aux établissements de santé de rehausser les heures travaillées du personnel déjà en place, ou encore d’engager de nouvelles ressources pour répondre à la demande croissante.

De nouveaux troubles anxieux

Dans le courant de ces derniers mois, Claude Cyr dit avoir observé l’apparition de nouveaux symptômes anxieux chez de nombreux adolescents et jeunes adultes. Des troubles qui, selon lui, causeraient notamment des difficultés d’adaptation et des difficultés scolaires. Pour ces jeunes-là, toute l’aide qu’on peut leur amener pour s’adapter sera la bienvenue, croit-il.

Par ailleurs, selon les résultats préliminaires d'une étude réalisée par deux chercheuses de l'Université de Sherbrooke, des adolescents du Québec vivraient une très grande détresse psychologique , apprenait-on en début de semaine.

Le pédiatre rappelle néanmoins que la détresse psychologique chez les jeunes n’est pas un phénomène nouveau. La détresse psychologique ne date pas de la pandémie. Ça existait avant [...] et ça existera après , lance-t-il en entrevue avec Radio-Canada Estrie. Ça a peut-être été amplifié par la situation de crise, reconnaît le pédiatre.

Ce dernier espère que cet argent ne désavantagera pas d’autres organisations qui ont besoin du même type de ressources comme les travailleurs sociaux, les psychologues ou encore les éducateurs spécialisés.

Mettre l’emphase sur la prévention

De son côté, l'artiste et ancien travailleur social, David Goudreault, qui est également porte-parole du Mouvement santé mentale Québec, accueille aussi favorablement la nouvelle. Il doute néanmoins que ça soit suffisant pour régler le problème.

On est encore pris dans la tempête-là. On ne sait pas combien de temps ça va durer. Et les effets, on va les voir à long terme.

David Goudreault, auteur et porte-parole du Mouvement santé mentale Québec

L’auteur sherbrookois croit que la prévention a un rôle-clé pour combattre la détresse psychologique chez les jeunes.

La réalité, c’est qu’on devrait garder quelques millions pour faire de la prévention et faire connaître les ressources qui ne sont pas forcément identifiées comme de la santé mentale, explique-t-il.

David Goudreault pense également que l’ajout d’intervenants scolaires pourrait avoir des impacts significatifs dans les établissements.

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