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Québec remplace les « cliniques d’hiver » pour les symptômes grippaux

Une salle d'examen dans une clinique.

Il y a plus d'une centaine de cliniques désignées d’évaluation au Québec.

Photo : Getty Images / fotofrog

Des dizaines de milliers d’usagers qui consultent leur médecin de famille l’hiver pour des symptômes d’allure grippale doivent désormais se rendre dans une clinique désignée d’évaluation. Un changement de cap par rapport aux deux dernières années.

Les mois suivant sa nomination à la Santé à l’automne 2018, Danielle McCann avait annoncé une première initiative pour contenir l’achalandage aux urgences des hôpitaux avec la création de « cliniques d'hiver ».

Ces cliniques d'hiver, lisait-on dans le communiqué du ministère, s'adressent aux personnes ayant des symptômes de grippe, de gastro-entérite ou tout autre problème de santé non urgent, particulièrement à celles qui n'ont pas accès aux services d'un médecin de famille.

Un budget de quelques millions de dollars avait permis de financer par exemple l’an dernier plus de 20 000 heures supplémentaires de service dans une cinquantaine de Groupes de médecine familiale (GMF) à travers le Québec.

Mais la COVID-19 est venue bousculer les plans.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Un homme masqué placé devant un panneau indiquant « Évaluation médicale ».

Des cliniques désignées pour les symptomatiques

Photo : Radio-Canada / Davide Gentile

Comme l’explique Philippe Éthier, directeur général adjoint au Centre intégré de santé et de services sociaux de Lanaudière (CISSS), les gens qui présentent des symptômes similaires à la COVID-19 sont [désormais] dirigés vers une clinique désignée d'évaluation.

Il y a plus d’une centaine de cliniques désignées d'évaluation (CDE) à travers le Québec. Au ministère de la Santé et des Services sociaux, on précise que ces cliniques ont pour mission de procéder à l’évaluation médicale de tous les patients, inscrits ou non inscrits à un médecin de famille, qui présentent des symptômes d’allure grippale ou de gastro-entérite. On y prodigue tous les soins de santé de première ligne.

Même un patient infecté par la COVID, mais qui consulte pour un autre problème de santé, doit venir ici.

Philippe Éthier, directeur général adjoint au CISSS de Lanaudière

À l’intérieur, on remarque que les précautions sanitaires sont ici plus fortes que dans une clinique normale. Les employés portent tous une jaquette de protection, un masque de procédure et des lunettes ou une visière. Et chaque salle d’examen est lavée de fond en comble après chaque consultation.

Même le parcours des patients à l'intérieur de la clinique est conçu pour limiter les risques de propagation. La porte de sortie est indépendante de l'entrée, donc on n'a personne qui, à la suite d'un examen, croise un usager qui vient d'arriver, précise M. Éthier.

Si un dépistage pour la COVID-19 est nécessaire, les patients sont dirigés vers la clinique de dépistage à proximité, avec ou sans rendez-vous.

Comme l’ajoute le médecin omnipraticien au CISSS, Harry Max Prochette, ça va remplacer les cliniques d'hiver, parce que tous les gens qui ont des symptômes de toux et de grippe vont venir ici.

Harry Max Prochette arbore un masque et porte un stéthoscope.

L'omnipraticien au CISSS de Lanaudière, Harry Max Prochette

Photo : Radio-Canada / Davide Gentile

« Agir comme un bouclier »

En Montérégie, Éric Sauvageau fait partie de la brigade de médecins omnipraticiens affectés dans une CDE.

Je croyais que la région était à l'abri à cause de sa distance géographique par rapport au reste de la Communauté métropolitaine de Montréal, se désole-t-il.

Mais la région est passée au rouge.

On a dû doubler la superficie de la clinique au cours des dernières semaines, précise M. Sauvageau, qui est le médecin responsable de la CDE de Sorel.

On agit comme bouclier pour tous ces gens-là qui présentent des symptômes infectieux, dit le docteur Sauvageau.

Un patient qui fréquente la clinique, que ce soit pour des symptômes d'apparence grippaux ou pour une blessure au genou par exemple, est une personne de moins à l’hôpital. La clinique est un endroit sécuritaire qui possède tous les équipements nécessaires afin de l'évaluer pour son genou.

Jusqu'à maintenant, ces cliniques semblent jouer leur rôle. Le taux d’occupation des urgences n’est pas plus élevé que l’an dernier. Et les éclosions de COVID dans les hôpitaux restent, pour l’instant, maîtrisées.

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