•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

COVID-19 : une éclosion entraîne la fermeture du Collège Louis-Riel jusqu’au 9 novembre

Les autorités sanitaires déclarent officiellement une éclosion, et l’école passe au code orange

Des casiers dans un couloir vide.

Un couloir vide au Collège Louis-Riel, dans le quartier de Saint-Boniface, à Winnipeg.

Photo : Radio-Canada / Gavin Boutroy

Les élèves du Collège Louis-Riel et leurs parents ont appris mercredi en fin de journée que l’école sera fermée dès jeudi, parce que d'autres cas de COVID-19 y sont signalés.

Quatre nouveaux cas de la maladie ont été confirmés au Collège Louis-Riel, écrit la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM) dans une lettre aux parents.

La pandémie qui continue de sévir sur la région de Winnipeg apporte de plus en plus de cas confirmés et nous force à prendre une décision difficile, mais nécessaire, explique la division scolaire.

Afin de minimiser les risques de transmissions, nous demandons à tous les parents de garder leurs enfants à la maison jusqu’au 6 novembre inclusivement. Les élèves pourront retourner à l’école le 9 novembre prochain.

Nous comprenons qu’il s’agit d’un dérangement inattendu, mais sachez que cette décision est prise dans l'intérêt des élèves, du personnel de l’école et de la santé de la communauté, indique la DSFM.

Les élèves pourront continuer leur apprentissage à distance avec les enseignants du CLR pendant qu’ils sont à la maison. Les enseignants seront en contact avec les élèves et les familles d’ici vendredi, affirme la DSFM, qui précise que les groupes fixes et les personnes qui étaient en confinement doivent continuer à respecter les restrictions du confinement.

Le Collège Louis-Riel.

Le Collège Louis-Riel ferme ses portes jusqu'au 9 novembre.

Photo : Radio-Canada / Camille Gris Roy

Ceux et celles qui n’ont pas reçu une telle directive sont encouragés à limiter leurs interactions avec les personnes hors de leur foyer afin qu’ensemble nous travaillions à assurer un retour à l’école dans les meilleurs délais.

Les récents résultats de la santé régionale de Winnipeg nous indiquent qu’il y a un nombre croissant de cas déclarés sur le territoire, et bien que la très grande majorité de ces cas proviennent de l’extérieur de nos écoles, ceux-ci finissent par avoir un impact sur notre population étudiante ainsi que sur notre personnel, explique aussi la DSFM.

Une décision « lourde de conséquences »

Le directeur général de la DSFM, Alain Laberge, indique que la décision d’envoyer les élèves à la maison a été prise mercredi après-midi, après l’annonce des quatre nouveaux cas, et des discussions entre l’administration divisionnaire, et celle de l’école.

Ça fait quelques cas depuis une semaine environ, et ça nous laisse un peu pantois. On se posait des questions à savoir si notre école est à risque, explique-t-il.

Pour éviter d’autres transmissions, il serait préférable d’envoyer les enfants à la maison pour une période 10 jours, le temps que l’incubation [du virus] se termine, poursuit Alain Laberge.

On sentait qu’il y avait une tangente qui se dirigeait vers une certaine transmission qui pourrait devenir plus complexe.

Alain Laberge, directeur général, DSFM

Il tient cependant à souligner que très peu de personnes au Collège Louis-Riel sont atteintes par le SRAS-CoV-2. Sans avoir de chiffre exact, il estime qu’entre 10 et 14 cas ont été décelés parmi ceux qui fréquentent l’école au cours des deux dernières semaines.

Dix groupes fixes du Collège Louis-Riel sont en quarantaine imposée par la province. L’école compte en tout plus d’une vingtaine de groupes fixes.

De plus, la santé publique n’a pas indiqué à la division scolaire qu’il y a eu de cas de transmission à l’école, selon Alain Laberge.

Dans une lettre de l’Office régional de la santé de Winnipeg envoyée aux parents, il est écrit que des enquêtes sont en cours afin de déterminer si le virus a été transmis à l’école. C’est en raison de ces enquêtes que cette situation est jugée une éclosion, ce qui va placer l’école en code orange dans le système d’intervention en cas de pandémie de la province.

Alain Laberge relativise : Ce ne sont pas tous les enfants qui sont contaminés, il faut vraiment envoyer un message aux parents que nous avons eu 4 cas aujourd’hui [mercredi] donc c’est vraiment peu relativement au nombre d’élèves que nous avons.

Alain Laberge.

Alain Laberge est le directeur général de la Division scolaire franco-manitobaine.

Photo : Radio-Canada / Fernand Detillieux

La DSFM a consulté la santé publique et le ministère de l’Éducation. Cependant, elle n’a pas reçu le conseil de fermer l’école aux élèves.

Nous comprenons que cette décision est lourde de conséquences, il y a des parents qui vont peut-être devoir rester à la maison, mais nous avons une certaine obligation d’assurer la sécurité de tous nos élèves et de tout notre personnel, fait valoir Alain Laberge.

Il n’exclut pas la possibilité que la fermeture du Collège Louis-Riel dure plus longtemps. Nous croyons que dans la semaine du 2 au 6 [novembre] nous allons recevoir des rapports, nous allons avoir des indications à savoir si nos écoles, nos élèves, notre personnel sont dans ce qu’on appelle un cycle de transmission, explique le directeur général.

Les 10 jours qui vont suivre vont être déterminants pour nous pour changer nos habitudes, si nous ne les avions pas encore changés.

Une éclosion qui a commencé la semaine dernière

Le 23 octobre, quatre groupes fixes du CLR ont été invités à recourir à l'enseignement à distance et à se placer en isolement après la découverte de deux cas de COVID-19.

Mardi, on apprenait qu’une autre personne ayant la COVID-19 s’était trouvée dans deux classes de 9e année du Collège Louis-Riel les 21 et 22 octobre. Les deux groupes fixes touchés, qui étaient en isolement, doivent poursuivre leur quarantaine jusqu’au 5 novembre.

Les premiers cas signalés au CLR ont eu lieu en septembre. Une personne atteinte de la COVID-19 se trouvait à l'école le lundi 14 septembre, et une autre, le 28 septembre, à un moment où elle était peut-être contagieuse. Dans ces deux cas, le risque d’exposition au virus avait été jugé faible par la santé publique.

Des cas de COVID-19 à Notre-Dame-de-Lourdes et à Saint-Claude

Deux autres écoles de la Division scolaire franco-manitobaine situées dans la région de la Montagne ont aussi eu des cas confirmés de COVID-19.

Le site web du gouvernement du Manitoba fait état de trois cas confirmés à l’École régionale Notre-Dame, à Notre-Dame-de-Lourdes. Les trois personnes se sont trouvées à l’école du 19 au 22 octobre à un moment où elles pouvaient être contagieuses.

La santé publique a recommandé que les groupes-classes concernés soient placés en quarantaine à compter du 26 octobre. Les enquêtes concernant ces cas sont en cours, et tous les autres groupes fixes de l’école peuvent continuer à se rendre en classe.

Deux personnes dont l'infection est confirmée étaient aussi présentes à l’École Gilbert-Rosset de Saint-Claude, l’un, du 5 au 16 octobre, et l’autre, les 19 et 20 octobre.

Ces personnes pouvaient être contagieuses au moment où elles se sont trouvées à l’école. La santé publique croit que les infections n’ont pas été acquises dans l'établissement. Les personnes ayant été en contact étroit avec ces cas seront appelées par la santé publique et pourraient devoir se faire dépister.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !