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Horne 5 : des ententes qui arrivent au bon moment

Un plan en 3D du projet de mine Horne 5.

Le projet Horne 5 pourrait avoir une durée de vie de 15 ans, selon Ressources Falco.

Photo : gracieuseté Ressources Falco

Après la signature de deux ententes avec Glencore pour son projet Horne 5, Ressources Falco a encore du pain sur la planche.

La prochaine étape importante consiste à obtenir la licence d’exploitation principale et d’indemnisation. Selon Pierre Vaillancourt, analyste spécialisé en mines à la firme d’investissement Haywood, cette étape ne devrait pas représenter un problème.

D’ici les six prochains mois, l’entente avec Glencore devrait être confirmée. À mon avis, c’est ça qui est le plus important. Avant les permis, le processus BAPE etc., il faut que Glencore soit d’accord. Ce n’est pas confirmé tout à fait, mais le fait que Glencore soit là pour un financement est très encourageant , soutient l’analyste.

La valeur du projet Horne 5 est évaluée à 1 milliard $, ce qui signifie qu'un travail considérable attend Ressources Falco afin d’amasser le financement nécessaire au début de l’exploitation de la mine. Selon Alain Poirier, directeur de projet à l’Association de l’exploration minière du Québec, le contexte actuel est favorable aux investissements dans le secteur minier, en raison de la hausse du prix de l’or.

On avait certaines inquiétudes au début de la pandémie sur la réaction des investisseurs et des firmes d’investissement par rapport au secteur minier. Ce dont on s’est aperçu, c’est que le prix de l’or a grandement augmenté et que les entreprises d’exploration ont réussi [à faire] beaucoup de financement depuis les mois d’avril et mai derniers. On s’aperçoit que même des fonds d’investissement, qui n’avaient pas été vus dans le secteur, sont de retour. C’est quand même assez intéressant. Le montant des financements est quand même assez élevé aussi, donc c’est ce qui augure bien , indique-t-il.

Selon M. Poirier, l’extraction de cuivre, un métal du futur, représente également une valeur intéressante pour les investisseurs. Ce qu’il faut se dire dans le cas du cuivre en particulier, c’est que ça va faire partie des métaux du futur avec l’électrification, les batteries et toutes ces choses-là. C’est un métal qui va prendre de la valeur, donc à plus long terme, c’est quand même quelque chose d’intéressant , souligne-t-il.

Un projet d’une envergure similaire à Canadian Malartic

Les experts affirment que le projet Horne 5 de Ressources Falco pourrait avoir une envergure similaire à celle de la Mine Canadian Malartic, à quelques dizaines de kilomètres plus à l’est sur la route 117.

Au fond de la mine, des camions arrosent le sol.

Au fond de la mine, des camions arrosent le sol pour éviter la dissémination de la poussière.

Photo : Radio-Canada / Frank Desoer

Le président du conseil d’administration de Ressources Falco, Bryan Coates, a contribué à développer la mine Canadian Malartic alors qu’il occupait un poste de direction à la Corporation minière Osisko. Il croit que l’acceptabilité sociale est un élément clé à l’avancement du projet, et que Falco pourra s’inspirer de ce qui a été fait à Malartic dans les mois à venir.

L’acceptabilité sociale est toujours primordiale. Jusqu’à présent, les gens de Falco ont fait un excellent travail. Le comité consultatif fonctionne très bien, je pense que la population connaît l’équipe, donc ça aide. On est très confiants qu’avec le dialogue avec la communauté, avec les parties prenantes, on puisse avoir des ententes et leur appui. Je pense que Falco va suivre les traces d’Osisko au niveau de la citoyenneté corporative et de l’acceptabilité sociale , affirme-t-il.

M. Coates avance que, comme ce l'était avec la mine Canadian Malartic, le contexte est favorable pour aller de l’avant avec un tel projet minier.

Si on regarde l’expérience qu’on a eue avec Canadian Malartic, le prix de l’or était aux alentours de 700 $ US par once. Aujourd’hui, on est dans des conditions de marché qui sont encore plus favorables. Le prix de l’or est aux alentours de 1900$ l’once. On a vu avec la pandémie l’accroissement des investissements faits par les gouvernements dans la population, dans la relance de l’économie. Je pense que ça va continuer, soutient M. Coates.

L’opinion selon laquelle le contexte est idéal pour démarrer un tel projet est partagée par Pierre Vaillancourt. Le prix de base qu’ils ont utilisé pour l’or lors de l’étude de faisabilité en 2017, c’était 1 300 $ par once. C’est une énorme différence. Tout ça, c’est une marge de profit qui grandit et qui rend le projet beaucoup plus profitable, constate-t-il.

L’analyste pense qu’il est primordial d’avoir une base économique stable dans une région comme l’Abitibi-Témiscamingue. Ainsi, le gouvernement aura son rôle à jouer dans le financement du projet.

Questionné à ce sujet, le ministre de l’Économie et de l’Innovation du Québec, Pierre Fitzgibbon, a affirmé que le gouvernement, qui est déjà actionnaire du projet, pourrait effectivement majorer sa contribution au financement, notamment en raison de la qualité des partenaires impliqués.

La réponse c’est oui, définitivement. Je pense que l’approche qu’on prône, et on l’a vu dans le cas de Nemaska, quand on a des partenaires stratégiques, dans ce cas-ci, pour la partie aurifère, Osisko est un très bon partenaire stratégique, ce sont des experts là-dedans. Glencore, dans le cas du cuivre et du zinc aussi, alors on est à l’aise avec ces gens-là.

Le ministre conclut en disant qu'il a un intérêt à participer, tout en réitérant sa préoccupation pour les enjeux environnementaux.

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