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Consignes sanitaires : le patron du CIUSSS exige plus « de rigueur » des employés

Les enquêtes épidémiologiques démontrent que la transmission entre membres du personnel est soutenue dans le réseau.

Du personnel hospitalier s'affaire dans tous les sens dans une grande tente érigée pour accueillir des patients atteints de la COVID-19.

La transmission entre employés demeure un casse-tête pour le réseau de la santé.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Après celle du CHU de Québec la semaine dernière, voilà que la direction du CIUSSS de la Capitale-Nationale appelle ses employés à plus de discipline et « de rigueur » concernant les consignes sanitaires en milieux de travail.

Le pdg du CIUSSS de la Capitale-Nationale, Michel Delamarre, a fait parvenir une note à tous les employés, mardi, leur rappelant les directives à suivre pour éviter la propagation de la COVID-19 dans ses établissements.

Nous constatons que la majorité de la contamination entre employés est causée par des pratiques évitables qui favorisent la transmission, écrit le grand patron. Nous avons pu constater au cours des dernières semaines plusieurs situations qui ont généré le retrait ou la contamination de plusieurs travailleurs.

Il cite en exemple le partage de nourriture, la distanciation physique non respectée lors des pauses ou des repas, le port du masque de façon non conforme, le covoiturage et les rassemblements extérieurs.

Nous devons, au cours des prochains jours, faire preuve d’une rigueur exemplaire.

Extrait d'une note aux employés de Michel Delamarre, pdg du CIUSSS de la Capitale-Nationale

La direction énumère également une série de mesures à prendre pour éviter la contamination dans les aires communes ou les rassemblements. On y exige le retrait d'un certain nombre de chaises dans les salles de repos, par exemple, ainsi que le maintien de la distanciation physique malgré le port du masque.

Lors des enquêtes épidémiologiques, il est démontré que le non-respect de la distance de deux mètres peut mener au retrait du travail malgré le port d'un couvre-visage en tissu, souligne Michel Delamarre.

Les syndicats agacés

Richard Boissinot, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CIUSSS de la Capitale-Nationale, n'est pas contre la vertu, dit-il en réaction à note interne de la direction.

Toutefois, il n'a pas particulièrement apprécié le ton employé. Il y a des rappels qu'il faut faire, je comprends, mais ce n'est pas de la faute seulement aux employés, a-t-il réagi, invitant l'employeur à assumer sa part de blâme. Il y a des directives peut-être mal comprises, et peut-être des directives qui n'ont pas lieu d'être non plus.

Les employés ont une part de responsabilité, mais je crois que les gestionnaires doivent donner le bon exemple aussi.

Richard Boissinot, président, syndicat des travailleuses et travailleurs du CIUSSS de la Capitale-Nationale

M. Boissinot rappelle que certains employés, bien que conscients des directives, n'ont pas toujours les moyens à leur disposition pour respecter certaines consignes.

Il y a des endroits où ils sont confinés sur leurs étages, dans des locaux vétustes qui ne sont pas assez grands, donne-t-il en exemple à propos de la distanciation physique de deux mètres.

Même situation au CHU de Québec

Un rappel similaire des consignes sanitaires a été effectué par la direction du CHU de Québec, la semaine dernière. La haute direction, elle aussi dans une note interne, déplorait les mêmes facteurs de contamination, à savoir les pauses, les repas et le covoiturage.

Le CHU de Québec disait toujours travailler à l'aménagement de certaines salles de repos, concédant toutefois que ses infrastructures n'avaient pas été pensées pour maintenir de la distanciation physique.

Les syndicats de travailleurs ont partagé les mêmes doléances que celui du CIUSSS à la suite des propos de la direction, rappelant que des employés devaient manger debout, à leur casier, dans les couloirs ou les escaliers.

Avec la collaboration de Guylaine Bussière et de Camille Simard

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