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Salon du livre afro-canadien: rapprocher des solitudes

Elle sourit au micro.

L'auteure, activiste et docteure en finance Monia Mazigh fait partie des invités du SLAC de 2020.

Photo : Radio-Canada / Hamza Abouelouafaa

Le troisième Salon du livre afro-canadien (SLAC) commence jeudi. Chaque jour jusqu’au 1er novembre, le rendez-vous interculturel de la littérature proposera des rencontres et des chocs d’idées sous un thème qui tombe à pic: « la parole décloisonnée ».

Un récital de poésie virtuel lancera à 19 heures le SLAC de 2020, dont tous les événements seront tenus en ligne.

La programmation prévoit des entrevues, des tables rondes, des conférences, des causeries, un espace jeunesse et des activités d’animations. Une quarantaine d’auteurs d’ascendance africaine francophone seront présents pour dialoguer avec le public sur Facebook et YouTube.

Nicole Baptiste est présidente et fondatrice de l’organisme Mosaïque culturel, qui est derrière le SLAC. Fonder l’événement, il y a trois ans, naissait d’un constat: que les auteurs afro-canadiens, comme ceux d’autres minorités culturelles, dans la société canadienne comme dans leur propre collectivité, n’ont pas un espace équivalent à celui des artistes de la communauté d’accueil.

L’autrice Monia Mazigh, qui fait partie des invités du SLAC de 2020, pointe aussi du doigt une ligne de fracture.

On parle toujours des deux solitudes, mais j’ai l’impression qu’il y en a plusieurs, et qu’on ne se connaît pas. C’est une belle occasion pour les auteurs, mais également pour les lecteurs.

Monia Mazigh, invitée du SLAC de 2020

SLAC 2020: Notre sélection

  • Vendredi 30 octobre, 17h - Causerie Militantisme et écriture avec Blaise Ndala
  • Samedi 31 octobre, 16h - Table ronde Et si la race tuait deux fois?, avec Didier Leclair, Monia Mazigh et Sébastien Pierroz
  • Dimanche 1er novembre, 16h - Causerie  La place des auteures afro-canadiennes dans la littérature canadienne 


Plus de détails dans la programmation  (Nouvelle fenêtre)et sur le site web (Nouvelle fenêtre) du SLAC

Au-delà du mot en n

Le thème la parole décloisonnée est le résultat d’un effort collectif au sein de l’équipe du SLAC, souligne Mme Baptiste. L’idée est d’inviter à parler de tout, pour pouvoir faire de vrais débats dans le respect des personnes de chaque communauté.

Le SLAC avait déjà déterminé son thème avant l’éclatement de la controverse à l’Université d’Ottawa entourant l’utilisation du mot en N dans un cours.

Le salon s’inscrit dans tout ce débat. L’idée même d’avoir un Salon du livre afro-canadien, c’est qu’il y a un besoin de se rassembler, de discuter, d’amener les débats qui sont importants pour nous, détaille Mme Baptiste.

Parmi les causeries susceptibles d’aborder la question, il sera question de racisme samedi, à 16h. Les auteurs Didier Leclair, Monia Mazigh et Sébastien Pierroz seront de la partie, qui sera animée par le président d’honneur du SLAC, Blaise Ndala.

Au-delà de la question du racisme, Monia Mazigh invite les intéressés à faire un premier pas vers l’autre. On ne parle de racisme que s’il y a quelque chose de négatif ou un événement malheureux qui arrive. Mais pourquoi ne pas aussi partir de ces occasions de joie, de rencontres, et construire ou renforcer cette relation entre nous et tous les autres Canadiens de différentes origines.

Avec les informations de Mélanye Boissonnault

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