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Feu vert au stationnement pour le Club Med de Charlevoix

Le Club Med Québec Charlevoix en construction, vu à partir du chantier

Le futur stationnement sera situé à quelques dizaines de mètres du complexe hôtelier

Photo : Radio-Canada / Alexandre Duval

Les travaux pour construire un stationnement extérieur de 225 places au Club Med Québec Charlevoix pourront aller de l'avant. Mercredi après-midi, la MRC de Charlevoix a accepté d'octroyer un nouveau permis de déboisement aux promoteurs du projet.

Le futur stationnement sera situé à quelques dizaines de mètres du complexe hôtelier. Il sera utilisé à la fois par les clients du Club Med et les employés de l'entreprise.

Au cours de la séance de la MRC, la préfet Claudette Simard a souligné qu'il était résolu d'octroyer ce permis à l'unanimité. Nous avons écouté. Nous avons entendu. Nous avons regardé. Nous avons lu, a-t-elle assuré.

Mme Simard a toutefois reconnu que le projet ne faisait pas l'affaire de tous. À cet effet, elle a demandé que les discussions se poursuivent pour tenter d'améliorer l'acceptabilité sociale de ce stationnement.

Au cours des dernières semaines, le projet a effectivement suscité des critiques. D'ailleurs, mercredi après-midi, des opposants se sont réunis devant les bureaux de la MRC de Charlevoix avant la tombée de la décision.

Déception

Les citoyens sont vraiment déçus de cette réponse-là qu'on a reçue aujourd'hui, soutient Léa Landry-Massicotte, porte-parole du Groupe de citoyens de la Grande-Pointe de Petite-Rivière-Saint-François.

Si on parle d'acceptabilité sociale et que c'est ça qu'ils désirent, et qu'on voit demain matin les bulldozers arriver, on ne parle pas de donner du temps et de l'écoute aux citoyens.

Léa Landry-Massicotte, porte-parole du Groupe de citoyens de la Grande-Pointe de Petite-Rivière-Saint-François

Le Groupe espérait que la MRC refuse d'accorder le permis demandé. Ses membres réclamaient des études additionnelles pour évaluer l'impact du déboisement sur l'environnement.

Les opposants craignent notamment pour la sécurité des résidents à proximité du Club Med. Ils disent observer des perturbations dans la montagne du Massif depuis le début du chantier, dont des glissements de terrain survenus l'été dernier.

« Manque de vision »

Dans une lettre ouverte appuyée par une centaine de citoyens, mardi, l'auteure Sylvie Lussier décrivait le Massif comme « un environnement formidable et fragile ».

« Qui en 2020, avec les connaissances qu’on possède en environnement, en écologie, en développement durable peut se dire qu’encore plus de déboisement et d’asphalte est ce qu’il faut », s'interrogeait-elle.

C’est un manque de vision et de sérieux. Pour des gains rapides, on hypothèque le futur. Pour attirer les touristes, on détruit la raison même de leur intérêt.

Extrait d'une lettre ouverte signée par Sylvie Lussier

Groupe Le Massif estime avoir pris le temps d'écouter les doléances des opposants et avoir fait des concessions satisfaisantes pour rendre le projet de stationnement acceptable.

Pour sa part, la MRC a rappelé dans sa résolution que Groupe Le Massif pourra envisager de reboiser une partie du territoire si le stationnement a des impacts visuels indésirables.

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