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La Haute-Gaspésie aura son laboratoire pour développer l'autonomie alimentaire

De nombreuses variétés de fruits et de légumes sont cultivées dans la serre communautaire.

Jusqu'à une trentaine de familles fréquentent la serre communautaire de Gros-Morne.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Comment améliorer la résilience face aux changements climatiques tout en s'occupant de l'approvisionnement en alimentation, c’est la question que tentera d'approfondir l'organisme de la Haute-Gaspésie Nourrir notre monde avec son laboratoire sur l'autonomie alimentaire.

Ce laboratoire a été mis en place pour une durée de trois ans et nécessite l'investissement d'environ 800 000 $.

Il a pour but de rendre des projets locaux « plus performants », explique la co-coordonnatrice du projet LAB Nourrir notre monde Marie-Ève Paquette.

Le fait que ce soit une priorité locale de prioriser l’autonomie alimentaire [...] c'est un constat de différents portraits et diagnostics de la région, explique-t-elle. Là, c’est vraiment l’occasion concrète de travailler à la mise en place d’infrastructures.

L'animatrice de la conférence de presse.

Marie-Ève Paquette, une des coordonnatrices du projet LAB Nourrir notre monde

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

La MRC de la Haute-Gaspésie est par ailleurs partenaire dans le projet. Aux yeux de son préfet, Allen Cormier, cette initiative est attrayante pour de jeunes familles.

Je pense que notre exemple est très intéressant pour les jeunes et pour toutes les communautés qui sont semblables à la nôtre, estime M. Cormier.

Cependant, les idées qui seront présentées par les communautés de la région devront avoir un lien avec la résilience par rapport aux changements climatiques.

La Haute Gaspésie est particulièrement vulnérable aux changements climatiques, explique la coordonnatrice, qui rappelle que la route 132 est souvent endommagée par la force des vagues.

Elle souligne que cette route est l'unique lien pour livrer les aliments dans les épiceries.

Ça nous rend encore plus vulnérables, ajoute Mme Paquette. Prendre en charge notre approvisionnement, c’est une façon d’améliorer notre résilience.

La serre et le jardin communautaire de Gros-Morne

À Gros-Morne, ce laboratoire enchante la directrice de la Maison l'essentielle, Nathalie Dupont.

Elle a déjà des projets en tête pour améliorer sa serre et son jardin communautaire, que fréquentent une trentaine de familles de sa communauté.

Un tournesol.

La serre communautaire de Gros-Morne fait pousser des fruits, des légumes et des fleurs.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

On pourrait, par exemple, avoir un rotoculteur qu’on pourrait utiliser pour nos parcelles et qu’on pourrait prêter aux gens qui veulent jardiner à la maison, illustre-t-elle. On peut penser aussi à des équipements de transformation pour cuisiner, pour faire sécher, pour faire du jus. On pourrait les utiliser ici, mais aussi les prêter avec l'aide du service de bibliothèque, par exemple.

Toutes les étapes de ce laboratoire seront étudiées et des outils seront aussi développés. Ainsi, les Québécois qui souhaitent améliorer leur autonomie alimentaire pourront s'en inspirer.

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