•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Convention collective des enseignants : le SEO se mobilise pour accélérer les négociations

Une affiche indiquant «nous les profs, on a des solutions».

Le Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais se mobilise et demande au ministre de l'Éducation de les écouter.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Radio-Canada

Le Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais s'est mobilisé dans la nuit de mercredi à jeudi pour installer des affiches sur les centres de services scolaire alors que les négociations pour leur convention collective piétinent selon lui.

Dans un communiqué, le syndicat explique que cela fait un an que le dépôt des demandes des enseignants a été fait pour le renouvellement de la convention collective qui venait à échéance le 31 mars dernier.

Nous avons l'impression que le gouvernement a fait le choix de faire traîner les choses et qu'il n'a aucune volonté de faire avancer les négociations, peut-on également y lire.

Parmi les demandes, on retrouve une diminution de la charge de travail et l'amélioration des conditions de travail, notamment en lien avec le salaire.

La négociation n'avance pas, le ministre n’écoute pas les enseignants et enseignantes qui sont sur le terrain, soutient la présidente du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais, Suzanne Tremblay.

C’est le temps d’écouter les profs, les profs qui sont là, qui ont répondu présents dans cette pandémie, dans des conditions qui étaient difficiles.

Suzanne Tremblay, présidente du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais

Des banderoles et des affiches ont été installées aux centres de services scolaire des Portages-de-l’Outaouais, des Draveurs et au Cœur-des-Vallées dans le cadre d'une opération de visibilité. On souhaite ainsi faire comprendre au ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, qu'il est temps d'écouter.

Suzanne Tremblay devant des affiches sur un terrain.

La présidente du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais, Suzanne Tremblay, soutient que la négociation n'avance pas et souhaite que les enseignants soient entendus.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Tout ce qu’on a présenté au ministre et à la partie patronale ce sont des solutions des enseignants et enseignantes qui sont sur le terrain, fait valoir Mme Tremblay en entrevue à Radio-Canada. On souhaite être entendus.

La présidente du syndicat souligne que les enseignants québécois sont les moins bien payés au Canada. Elle ajoute d'ailleurs qu'une proposition a été faite en ce sens : on veut rattraper la moyenne canadienne en majorant le salaire annuel d'au moins 3 %.

Concernant les conditions de travail, cette dernière insiste sur l'ajout de ressources dans les classes pour les élèves en difficulté.

Mme Tremblay rapporte également que les enseignants passent trop de temps à remplir les tâches bureaucratiques. Il faut repenser la tâche des enseignants pour qu'elle soit moins lourde, sortir la bureaucratie de cette tâche-là. Ce qu’on veut, c’est enseigner, rappelle-t-elle.

Avec les informations d'Estelle Côté-Sroka

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !